<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<feed version="0.3" xmlns="http://purl.org/atom/ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xml:lang="fr">
<title type="text/plain">leblase est un faux</title>
<tagline type="text/plain">pourquoi le taire si on peut le dire?</tagline>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net"/>
<author>
<name> leblase</name>
<url>http://leblase.net</url>
</author>
<info type="application/xhtml+xml" mode="xml">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">
<p>Prototype of an Atom 0.3 feed based on <a href="http://www.mnot.net/drafts/draft-nottingham-atom-format-02.html">
http://www.mnot.net/drafts/draft-nottingham-atom-format-02.html</a>.
This feed may change, use at your own risk.
</p></div></info>
<generator url="http://viabloga.com">ViaBloga</generator>
<modified>2023-11-02T17:24:57Z</modified>
	<entry>
		<title>L&apos;un est aussi l&apos;autre</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

 		


                                  











J&apos;ai juste besoin de sortir des mots. 

un message dans une bouteille: pour ce que ça réglera..















Je ne pensais pas assister en témoin inutile, de mon vivant, à çà.



Je vois bien que partout les libertés -et notamment d&apos;expression-, se réduisent, y compris dans l&apos;autosatisfaite Europe. 

Que des fascistes parlent de démocratie. 

Que des tueurs parlent de justice.

 Classique.



Je me suis pourtant trouvé dans des régions (zones de conflit on appelle çà) où les gens se livraient à la guerre (dite &quot;civile&quot; ou d&apos;occupation) mais le coup du siège pour affamer et assoiffer des gens encerclés tout en leur déversant une pluie de bombes, non.




Pluie de bombes, oui je vois, et fusils à lunettes, oui oui : Sarajevo, Aden, le Sud-Soudan, le Congo,Fallujah, la Somalie, Miyanmar etc mais la totale? Comme dans le siège de Carthagène ou lors des drames légendaires de l&apos;Antiquité? Comme dans le ghetto de Varsovie ?




 




Je sais qu&apos;il n&apos;y a pas de gentils et de méchants; que les perdants auraient très certainement,

 s&apos;ils avaient eu le dessus,

 fait à leurs ennemis ce que leurs ennemis sont en train de leur faire .




Je sais qu&apos;on pourrait intervertir les places et que les résultats seraient les mêmes, avec des nuances dans la méthode. 

Question de folklore j&apos;imagine.






En gros les victimes sont comme les bourreaux, sauf qu&apos;ils ont perdu.











Ne pas s&apos;identifier à un camp lorsque l&apos;on n&apos;est pas partie prenante. 






S&apos;identifier seulement en tant qu&apos;être humain avec des capacités de réflexion et d&apos;analyse. 






Se balancer des opprobres, des injures, des jugements c&apos;est ajouter au dialogue de sourds.




Argumenter sur des épithètes pour ne pas réfléchir au fond des choses c&apos;est le truc habituel des fanatiques et des crétins.




Il importe aussi de ne pas placer la chose sur un plan moral car il n&apos;y a pas de morale dans les affrontements armés, même si certains individus gardent de la retenue et de la dignité.






Pas dit que nous aurions le courage de ceux qui bravent les bombes pour porter des enfants blessés vers un improbable hopital.








Pas dit que nous aurions assez de lucidité pour ne pas tomber dans les pièges émotionnels ni la propagande. J&apos;imagine qu&apos;il y a l&apos;équivalent de l&apos;autre côté même si les circonstances  et l&apos;échelle sont différentes.

Je pense à mes amis Juifs et Arabes et Perses. Noirs et Asiatiques. Amérindiens et Russes et Ukrainiens.








En attendant des enfants vivent la mort et la terreur. Une terreur qui va les marquer à jamais. J&apos;en ai vu, j&apos;en ai entendu. J&apos;en ai serré dans mes bras.




Mais là, j ai les bras bien courts

.




@font-face
	{font-family:&quot;Cambria Math&quot;;
	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;
	mso-font-charset:0;
	mso-generic-font-family:roman;
	mso-font-pitch:variable;
	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face
	{font-family:Calibri;
	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;
	mso-font-charset:0;
	mso-generic-font-family:swiss;
	mso-font-pitch:variable;
	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal
	{mso-style-unhide:no;
	mso-style-qformat:yes;
	mso-style-parent:&quot;&quot;;
	margin:0cm;
	mso-pagination:widow-orphan;
	font-size:12.0pt;
	font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;
	mso-ascii-font-family:Calibri;
	mso-ascii-theme-font:minor-latin;
	mso-fareast-font-family:Calibri;
	mso-fareast-theme-font:minor-latin;
	mso-hansi-font-family:Calibri;
	mso-hansi-theme-font:minor-latin;
	mso-bidi-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
	mso-fareast-language:EN-US;}.MsoChpDefault
	{mso-style-type:export-only;
	mso-default-props:yes;
	font-family:&quot;Calibri&quot;,sans-serif;
	mso-ascii-font-family:Calibri;
	mso-ascii-theme-font:minor-latin;
	mso-fareast-font-family:Calibri;
	mso-fareast-theme-font:minor-latin;
	mso-hansi-font-family:Calibri;
	mso-hansi-theme-font:minor-latin;
	mso-bidi-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;
	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
	mso-font-kerning:0pt;
	mso-ligatures:none;
	mso-fareast-language:EN-US;}div.WordSection1
	{page:WordSection1;}




</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/l-un-est-aussi-l-autre"/>
		<id>http://leblase.net/news/l-un-est-aussi-l-autre</id>
		<issued>2023-11-02T17:24:56Z</issued>
		<modified>2023-11-02T17:24:56Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<br />
<a id="lnkPreview" onclick="return false;" style="cursor: default;"> 		<br />
</a>
<div style="text-align: center;"><a id="lnkPreview" onclick="return false;" style="cursor: default;">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; <img id="imgPreview" onload="window.parent.UpdateOriginal();" src="http://leblase.net/images/he__769_risse__769_t.jpg" width="400" height="300" alt="" /><br />
<br />
<br />
<br />
</a></div>
<div style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: smaller;">J’ai juste besoin de sortir des mots. <br />
un message dans une bouteille: pour ce que ça réglera..<br />
<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Je ne pensais pas assister en témoin inutile, de mon vivant, à çà.<br />
<br />
Je vois bien que partout les libertés -et notamment d'expression-, se réduisent, y compris dans l'autosatisfaite Europe. <br />
Que des fascistes parlent de démocratie. <br />
Que des tueurs parlent de justice.<br />
&#160;Classique.<br />
<br />
Je me suis pourtant trouvé dans des régions (<i>zones de conflit on appelle çà</i>) où les gens se livraient à la guerre (dite<i> "civile</i>" ou d'occupation) mais le coup du siège pour affamer et assoiffer des gens encerclés tout en leur déversant une pluie de bombes, non.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Pluie de bombes, oui je vois, et fusils à lunettes, oui oui : Sarajevo, Aden, le Sud-Soudan, le Congo,Fallujah, la Somalie, Miyanmar etc mais la totale? Comme dans le siège de Carthagène ou lors des drames légendaires de l’Antiquité? Comme dans le ghetto de Varsovie&#160;?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">&#160;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Je sais qu’il n’y a pas de gentils et de méchants; que les perdants auraient très certainement,</span><span style="font-size: smaller;"> s’ils avaient eu le dessus,</span><span style="font-size: smaller;"> fait à leurs ennemis ce que leurs ennemis sont en train de leur faire .</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Je sais qu’on pourrait intervertir les places et que les résultats seraient les mêmes, avec des nuances dans la méthode. <br />
Question de folklore j'imagine.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;"><br />
En gros les victimes sont comme les bourreaux, sauf qu’ils ont perdu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Ne pas s’identifier à un camp lorsque l’on n’est pas partie prenante. <br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">S'identifier seulement en tant qu’être humain avec des capacités de réflexion et d’analyse. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;"><br />
Se balancer des opprobres, des injures, des jugements c’est ajouter au dialogue de sourds.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Argumenter sur des épithètes pour ne pas réfléchir au fond des choses c’est le truc habituel des fanatiques et des crétins.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Il importe aussi de ne pas placer la chose sur un plan moral car il n’y a pas de morale dans les affrontements armés, même si certains individus gardent de la retenue et de la dignité.</span></p>
<br />
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Pas dit que nous aurions le courage de ceux qui bravent les bombes pour porter des enfants blessés vers un improbable hopital.<br />
<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Pas dit que nous aurions assez de lucidité pour ne pas tomber dans les pièges émotionnels ni la propagande. J'imagine qu'il y a l'équivalent de l'autre côté même si les circonstances&#160; et l'échelle sont différentes.<br />
Je pense à mes amis Juifs et Arabes et Perses. Noirs et Asiatiques. Amérindiens et Russes et Ukrainiens.<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;"><br />
En attendant des enfants vivent la mort et la terreur. Une terreur qui va les marquer à jamais. J’en ai vu, j’en ai entendu. J’en ai serré dans mes bras.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: smaller;">Mais là, j‘ai les bras bien courts</span><span style="font-size:16.0pt">.</span></p>
<style type="text/css">@font-face
	{font-family:"Cambria Math";
	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;
	mso-font-charset:0;
	mso-generic-font-family:roman;
	mso-font-pitch:variable;
	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face
	{font-family:Calibri;
	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;
	mso-font-charset:0;
	mso-generic-font-family:swiss;
	mso-font-pitch:variable;
	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal
	{mso-style-unhide:no;
	mso-style-qformat:yes;
	mso-style-parent:"";
	margin:0cm;
	mso-pagination:widow-orphan;
	font-size:12.0pt;
	font-family:"Calibri",sans-serif;
	mso-ascii-font-family:Calibri;
	mso-ascii-theme-font:minor-latin;
	mso-fareast-font-family:Calibri;
	mso-fareast-theme-font:minor-latin;
	mso-hansi-font-family:Calibri;
	mso-hansi-theme-font:minor-latin;
	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
	mso-fareast-language:EN-US;}.MsoChpDefault
	{mso-style-type:export-only;
	mso-default-props:yes;
	font-family:"Calibri",sans-serif;
	mso-ascii-font-family:Calibri;
	mso-ascii-theme-font:minor-latin;
	mso-fareast-font-family:Calibri;
	mso-fareast-theme-font:minor-latin;
	mso-hansi-font-family:Calibri;
	mso-hansi-theme-font:minor-latin;
	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";
	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
	mso-font-kerning:0pt;
	mso-ligatures:none;
	mso-fareast-language:EN-US;}div.WordSection1
	{page:WordSection1;}</style></div>
<div style="text-align: center;"><a id="lnkPreview" onclick="return false;" style="cursor: default;"></a></div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Panne de Coran</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



Au début l&apos;Homme n&apos;avait pas pied

il y avait de la lumière mais pas d&apos;ombre

Et puis il est arrivé un problème,

genre Dieu ou autre chose.


Amal Gahm, poète zoroastrien






L&apos;autre jour le Monsieur a dit qu&apos;on était en guerre, et après il a chanté une chanson pour abreuver les sillons, et les gens à qui il parlait on chanté aussi.

Puis il a dit qu&apos;il allait prendre presque tous les pouvoirs parce que exception urgence et tout ça et les gens qui chantaient avec lui vont lui dire d&apos;accord, paraît-il en mon nom.



C&apos;est toujours plus facile de pousser les esprits vers le bas que de les tirer vers le haut.



La guerre contre qui? 



Un groupe de p&apos;tits cochons ne fait pas un Etat




Quelle erreur ma bonne dame.



Au moins, il a dénoncé le terme &quot;guerre de civilisation&quot; exprimé par son P&apos;tit Ministre qui quant à lui avait perdu son sang-froid comme d&apos;habitude.



 


Ces deux responsables, qu&apos;on ne soupçonnera pas malgré l&apos;évidence de chercher à être réélus veulent un état d&apos;urgence, des lois d&apos;exception. La plupart de leurs opposants veulent pire.

Paraitrait que xx% de Français sondés par téléphone seraient d&apos;accord pour moins de libertés, afin d&apos;améliorer la sécurité.

J&apos;avais plutôt l&apos;impression que nos services de sécurité étaient déjà hyper-pros, hyper-efficaces si l&apos;on considère leur réactivité et leurs résultats; que nos lois sont déjà assez restrictives -pour ne pas dire répressives- sans qu&apos;on en rajoute.







J&apos;avais aussi l&apos;impression que la population préfère sa liberté, qu&apos;elle le prouve en continuant de sortir, de s&apos;aimer, de porter une jupe courte, de rire et d&apos;écouter de la musique 




de se toucher ici et là.






le rôle du shplouc n&apos;est pas de vous dire ce qui est bien ou pas mais j&apos;observe que les Etats policiers ne me plaisent pas, invoquant la sécurité à tout bout de champ; j&apos;observe que derrière les rodomontades, le personnel politique est plutôt peureux et enclin à perdre le sens des proportions devant l&apos;attaque; qu&apos;il est donc à peu près inutile mais bon... J&apos;observe que les populations sont plus souples et résistantes que politiques, médias et djihadistes ne veulent croire.

 Le pouvoir en France relève plus en fait d&apos;une administration que d&apos;une démocratie, le contre-pouvoir qu&apos;incarnait la presse définit désormais la notion de temps et d&apos;espace tandis que les réseaux sociaux font fonction d&apos;accélérateur d&apos;espace social, sans retenue ni contrôle de véracité.







ne pas vivre entre les califous et les sécurodingues








Il semble nécessaire de rompre la mauvaise pente déjà engagée avec la loi sur le renseignement issue après Charlie-Hebdo; ne pas accorder plus de pouvoirs aux élus, préserver le rôle de ce qu&apos;on appelle la justice (en fait, la magistrature chargée d&apos;appliquer les lois existantes).



Pour le reste et malgré que quelqu&apos;un proche de moi y soit resté je fais confiance à la vie, incarnée par ces femmes extraordinaires qui considèrent ordinaire d&apos;aller vers ce qu&apos;elles aiment.



Parce que les autres, qui ont troqué la ceinture de chasteté pour la ceinture d&apos;explosifs, n&apos;ont apparemment pas la même interprétation de l&apos;expression &quot;se faire sauter&quot;.



L&apos;absence d&apos;esprit critique doit-elle devenir le courant de pensées dominant?

Zemmour ne devrait-il pas se laisser pousser la barbe et s&apos;acheter un pavillon à Raqqa?

Celui (ou celle) qui exprime autre chose que la masse doit-il être lapidé?

Avez-vous déjà mangé de la compote de pommes et cumquat?




</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/panne-de-coran"/>
		<id>http://leblase.net/news/panne-de-coran</id>
		<issued>2015-11-18T17:19:20Z</issued>
		<modified>2015-11-18T17:19:20Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: medium;"><b><i><br />
<br />
Au début l'Homme n'avait pas pied<br />
il y avait de la lumière mais pas d'ombre<br />
Et puis il est arrivé un problème,<br />
genre Dieu ou autre chose.</i></b></span>
<div style="text-align: right;"><i>Amal Gahm, poète zoroastrien</i></div>
<br />
<br />
L'autre jour le Monsieur a dit qu'on était en guerre, et après il a chanté une chanson pour abreuver les sillons, et les gens à qui il parlait on chanté aussi.<br />
Puis il a dit qu'il allait prendre presque tous les pouvoirs parce que exception urgence et tout ça et les gens qui chantaient avec lui vont lui dire d'accord, paraît-il en mon nom.<br />
<br />
C'est toujours plus facile de pousser les esprits vers le bas que de les tirer vers le haut.<br />
<br />
La guerre contre qui? <br />
<div style="text-align: center;"><img width="300" height="400" src="http://leblase.net/images/cochonstirelire_t.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Un groupe de p'tits cochons ne fait pas un Etat</b></i></span></div>
Quelle erreur ma bonne dame.<br />
<br />
Au moins, il a dénoncé le terme "guerre de civilisation" exprimé par son P'tit Ministre qui quant à lui avait perdu son sang-froid comme d'habitude.<br />
<br />
<div style="text-align: center;">&#160;</div>
Ces deux responsables, qu'on ne soupçonnera pas malgré l'évidence de chercher à être réélus veulent un état d'urgence, des lois d'exception. La plupart de leurs opposants veulent pire.<br />
Paraitrait que xx% de Français sondés par téléphone seraient d'accord pour moins de libertés, afin d'améliorer la sécurité.<br />
J'avais plutôt l'impression que nos services de sécurité étaient déjà hyper-pros, hyper-efficaces si l'on considère leur réactivité et leurs résultats; que nos lois sont déjà assez restrictives -pour ne pas dire répressives- sans qu'on en rajoute.<br />
<br />
<br />
<br />
J'avais aussi l'impression que la population préfère sa liberté, qu'elle le prouve en continuant de sortir, de s'aimer, de porter une jupe courte, de rire et d'écouter de la musique <br />
<div style="text-align: center;"><img width="297" height="400" alt="" src="http://leblase.net/images/icietla_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>de se toucher ici et là.</b></i></span></div>
<br />
le rôle du shplouc n'est pas de vous dire ce qui est bien ou pas mais j'observe que les Etats policiers ne me plaisent pas, invoquant la sécurité à tout bout de champ; j'observe que derrière les rodomontades, le personnel politique est plutôt peureux et enclin à perdre le sens des proportions devant l'attaque; qu'il est donc à peu près inutile mais bon... J'observe que les populations sont plus souples et résistantes que politiques, médias et djihadistes ne veulent croire.<br />
&#160;Le pouvoir en France relève plus en fait d'une administration que d'une démocratie, le contre-pouvoir qu'incarnait la presse définit désormais la notion de temps et d'espace tandis que les réseaux sociaux font fonction d'accélérateur d'espace social, sans retenue ni contrôle de véracité.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><br />
<img width="268" height="400" src="http://leblase.net/images/larguer_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">ne pas vivre entre les califous et les sécurodingues<br />
<br />
</span></i></b></div>
Il semble nécessaire de rompre la mauvaise pente déjà engagée avec la loi sur le renseignement issue après Charlie-Hebdo; ne pas accorder plus de pouvoirs aux élus, préserver le rôle de ce qu'on appelle la justice (en fait, la magistrature chargée d'appliquer les lois existantes).<br />
<br />
Pour le reste et malgré que quelqu'un proche de moi y soit resté je fais confiance à la vie, incarnée par ces femmes extraordinaires qui considèrent ordinaire d'aller vers ce qu'elles aiment.<br />
<br />
Parce que les autres, qui ont troqué la ceinture de chasteté pour la ceinture d'explosifs, n'ont apparemment pas la même interprétation de l'expression "se faire sauter".<br />
<br />
L'absence d'esprit critique doit-elle devenir le courant de pensées dominant?<br />
Zemmour ne devrait-il pas se laisser pousser la barbe et s'acheter un pavillon à Raqqa?<br />
Celui (ou celle) qui exprime autre chose que la masse doit-il être lapidé?<br />
Avez-vous déjà mangé de la compote de pommes et cumquat?<br />
<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Doigté</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

&quot;Dire qu&apos;une chose est vraie,

c&apos;est dire qu&apos;une chose est ce qu&apos;on croit qu&apos;elle est&quot;


Wittgensblase, Patractatus










D&apos;où je suis on ne devrait normalement rien entendre. 

Donc je pourrais tout dire. 

J&apos;écris pourrais pas pourrai.



Pourtant ça cacophone, grince, hurle, ricane, parle sans rien dire que des mots qui partent de rien pour arriver nulle part, dénoncent mais taisent l&apos;aphonie sémiotique de l&apos;époque.







des tas de trucs






De là où je me dresse on voit un tas de trucs.

Des trucs invisibles multiples, renouvelés, sans noms mais pas innommables.

Ces trucs que je vois, personne d&apos;autre ne les voit.

Est-ce parce que je suis seul? 





De là où je suis étendu je sens plein de choses: la terre, l&apos;herbe, les ondes électromagnétiques qu&apos;il n&apos;y a pas, la crotte de coelacanthe, la sueur sous mes bras.

Est-ce parce qu&apos;il faut vivre?

Parce qu&apos;il n&apos;y a pas de bornes, pas de plats surgelés, pas de mérite?







C&apos;est dans le rond qu&apos;est la ligne






De ce que je pense il n&apos;y a rien à penser.

Donc tout pourrait me venir à l&apos;esprit mais ce tout, faut-il l&apos;émettre?

Parce  que grâce à on ne sait quoi je saurais discerner le moment où la  frustration devient la faim, la rancune devient la haine, l&apos;envie  devient la folie, la paix devient la guerre, l&apos;humain devient le  monstre?



Là où je dors il y a des vies et certaines ne s&apos;éveilleront jamais .

Mais aussi, dormons-nous seulement pour fermer les yeux?


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/doigte"/>
		<id>http://leblase.net/news/doigte</id>
		<issued>2013-05-03T18:52:08Z</issued>
		<modified>2015-12-05T23:13:52Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b><br />
"Dire qu'une chose est vraie,<br />
c'est dire qu'une chose est ce qu'on croit qu'elle est"</b></i></span>
<div style="text-align: right;">Wittgensblase, <i>Patractatus</i></div>
<br />
<br />
<br />
<br />
D'où je suis on ne devrait normalement rien entendre. <br />
Donc je pourrais tout dire. <br />
J'écris pourrais pas pourrai.<br />
<br />
Pourtant ça cacophone, grince, hurle, ricane, parle sans rien dire que des mots qui partent de rien pour arriver nulle part, dénoncent mais taisent l'aphonie sémiotique de l'époque.<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="266" height="399" src="http://leblase.net/images/genoux_t.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>des tas de trucs</b></i></span></div>
<br />
De là où je me dresse on voit un tas de trucs.<br />
Des trucs invisibles multiples, renouvelés, sans noms mais pas innommables.<br />
Ces trucs que je vois, personne d'autre ne les voit.<br />
Est-ce parce que je suis seul? <br />
<br />
<br />
De là où je suis étendu je sens plein de choses: la terre, l'herbe, les ondes électromagnétiques qu'il n'y a pas, la crotte de coelacanthe, la sueur sous mes bras.<br />
Est-ce parce qu'il faut vivre?<br />
Parce qu'il n'y a pas de bornes, pas de plats surgelés, pas de mérite?<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="208" alt="" src="http://leblase.net/images/danseusesHongrie_t.jpg" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>C'est dans le rond qu'est la ligne</b></i></span></div>
<br />
De ce que je pense il n'y a rien à penser.<br />
Donc tout pourrait me venir à l'esprit mais ce tout, faut-il l'émettre?<br />
Parce  que grâce à on ne sait quoi je saurais discerner le moment où la  frustration devient la faim, la rancune devient la haine, l'envie  devient la folie, la paix devient la guerre, l'humain devient le  monstre?<br />
<br />
Là où je dors il y a des vies et certaines ne s'éveilleront jamais .<br />
Mais aussi, dormons-nous seulement pour fermer les yeux?<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Plus encore</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

&quot;L&apos;avenir appartient à ceux 

qui ont des ouvriers qui se lèvent tôt&quot;






Oscar Szchpluk, Pour une économie vraiment sociale, 1856






Il me reste un jour à vivre.

Peut-être un peu plus, genre deux. Ou alors vingt ans, va savoir. Ce qui est sûr c&apos;est que quelque soit la quantité d&apos;inégales journées, heures, minutes, elles commencent maintenant pour aboutir à ce qui devrait être la seconde la plus dense, la plus absurde et la plus effarante de toutes, la dernière.








Après, c&apos;est vous qui verrez








L&apos;illusoire flux linéaire à densité variable du temps ira son petit  train, à peine perturbé par des scènes de tout et de rien dont personne  ne se rend compte sur le coup: c&apos;est toujours après le maintenant, alors  que pendant le maintenant on attend, on suppute, on projette on  programme, on espère l&apos;après.

Jamais en nous-mêmes. 



On déplace.

On déplace parce qu&apos;on n&apos;est jamais ni sur la place idoine, ni au moment adéquat.



On devrait être là où mais non. 

On est déplacés, quelque soit notre positionnement, comportement ou attitude.



Et tant mieux, si vous voulez mon opinion. 

D&apos;ailleurs, que vous veuilliez ou non cette opinion sacrée, qu&apos;importe: tant mieux.

On est déplacés comme les mots de la vérité, déplacés comme la source de tout, déplacés comme l&apos;origine de la certitude.

Aussi conviendrait- il d&apos;assumer ce décalage en nous-mêmes et ne pas en laisser l&apos;exclusivité à ceux qui déplacent pour nous les inepties du bien et du mal, les insultes que sont la liberté, la parole de dieu, la voix de la raison, la loi, l&apos;ordre, la sécurité de tous, garanti, assurance, le vivre mieux, la justice, le bonheur. 






Rien que des mots. Très, très déplacés.






La falsification officielle et démocratique, ce vieux truc qui s&apos;affine désormais plus vite.



Le plus déplacé de tout n&apos;est-il pas ce qui se met en place actuellement: cette société humaine où l&apos;humain est de trop tel qu&apos;il est, à savoir encore trop charnel pour qu&apos;on élude ses besoins physiques, mais déjà trop numérique pour qu&apos;on ne se soucie pas d&apos;alimenter sa famine?



L&apos;espace entre les strates sociales achève de s&apos;épaissir, les marqueurs de se durcir, les moyens de reconnaissance entre deux âmes s&apos;atténuent dans la profusion de faux détails, d&apos;informations trompeuses, d&apos;évènements qui n&apos;en ont jamais été.

Quelque soit notre rang social, du plus riche au plus pauvre, nous sommes finalement déplacés comme le bétail, comme les troupes d&apos;un général à la con.





comme le sont les graviers par un jardinier zen.






Avez-vous entendu parler du libre-arbîre?


    Si oui, ne pensez-vous pas que les concepts d&apos;arbitrage et de liberté sont antinomiques?

    Sinon, en avez-vous parlé avec les sardines de la boîte que vous venez d&apos;ouvrir?



Croyez-vous que ce qui se passe dans le monde au moment où ce billet est écrit correspond à ce qui se passe au moment où s&apos;en écrira un autre?

Notre place n&apos;est-elle pas justement de ne pas y être?
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/plus-encore"/>
		<id>http://leblase.net/news/plus-encore</id>
		<issued>2013-01-19T22:49:37Z</issued>
		<modified>2014-05-24T11:05:51Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: x-large;"><i><b><br />
"L'avenir appartient à ceux <br />
qui ont des ouvriers qui se lèvent tôt"</b></i></span>
<div style="text-align: right;"><br />
<br />
Oscar Szchpluk, <i>Pour une économie vraiment sociale</i>, 1856</div>
<br />
<br />
Il me reste un jour à vivre.<br />
Peut-être un peu plus, genre deux. Ou alors vingt ans, va savoir. Ce qui est sûr c'est que quelque soit la quantité d'inégales journées, heures, minutes, elles commencent maintenant pour aboutir à ce qui devrait être la seconde la plus dense, la plus absurde et la plus effarante de toutes, la dernière.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><br />
<img width="399" height="264" alt="" src="http://leblase.net/images/vouskiverrez_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Après, c'est vous qui verrez<br />
<br />
</b></i></span></div>
L'illusoire flux linéaire à densité variable du temps ira son petit  train, à peine perturbé par des scènes de tout et de rien dont personne  ne se rend compte sur le coup: c'est toujours après le maintenant, alors  que pendant le maintenant on attend, on suppute, on projette on  programme, on espère l'après.<br />
Jamais en nous-mêmes. <br />
<br />
On déplace.<br />
On déplace parce qu'on n'est jamais ni sur la place idoine, ni au moment adéquat.<br />
<br />
On devrait être là où mais non. <br />
On est déplacés, quelque soit notre positionnement, comportement ou attitude.<br />
<br />
Et tant mieux, si vous voulez mon opinion. <br />
D'ailleurs, que vous veuilliez ou non cette opinion sacrée, qu'importe: tant mieux.<br />
On est déplacés comme les mots de la vérité, déplacés comme la source de tout, déplacés comme l'origine de la certitude.<br />
Aussi conviendrait- il d'assumer ce décalage en nous-mêmes et ne pas en laisser l'exclusivité à ceux qui déplacent pour nous les inepties du bien et du mal, les insultes que sont la liberté, la parole de dieu, la voix de la raison, la loi, l'ordre, la sécurité de tous, garanti, assurance, le vivre mieux, la justice, le bonheur. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="261" alt="" src="http://leblase.net/images/dieusauvage_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Rien que des mots. Très, très déplacés.</b></i></span></div>
<br />
La falsification officielle et démocratique, ce vieux truc qui s'affine désormais plus vite.<br />
<br />
Le plus déplacé de tout n'est-il pas ce qui se met en place actuellement: cette société humaine où l'humain est de trop tel qu'il est, à savoir encore trop charnel pour qu'on élude ses besoins physiques, mais déjà trop numérique pour qu'on ne se soucie pas d'alimenter sa famine?<br />
<br />
L'espace entre les strates sociales achève de s'épaissir, les marqueurs de se durcir, les moyens de reconnaissance entre deux âmes s'atténuent dans la profusion de faux détails, d'informations trompeuses, d'évènements qui n'en ont jamais été.<br />
Quelque soit notre rang social, du plus riche au plus pauvre, nous sommes finalement déplacés comme le bétail, comme les troupes d'un général à la con.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="270" alt="" src="http://leblase.net/images/dumonde_t.jpg" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>comme le sont les graviers par un jardinier zen.</b></i></span></div>
<br />
Avez-vous entendu parler du libre-arbîre?<br />
<ol>
    <li>Si oui, ne pensez-vous pas que les concepts d'arbitrage et de liberté sont antinomiques?</li>
    <li>Sinon, en avez-vous parlé avec les sardines de la boîte que vous venez d'ouvrir?</li>
</ol>
Croyez-vous que ce qui se passe dans le monde au moment où ce billet est écrit correspond à ce qui se passe au moment où s'en écrira un autre?<br />
Notre place n'est-elle pas justement de ne pas y être?<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Tout s&apos;explique</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;Quand j&apos;aurai le temps, je ferai autre chose&quot;








Bachar-al-Assad, Oeuvres complètes






En me curant le nez, je dirais que le contenu d&apos;un espace de réflexion n&apos;a pas beaucoup d&apos;importance: le monde d&apos;aujourd&apos;hui ne tourne pas autour de pensées nouvelles mais de commentaires sur ce qui est une idée nouvelle et en fait n&apos;en est pas.

Pourquoi? 

Parce qu&apos;une pensée nouvelle, c&apos;est un peu comme un prophète: on la reconnaît après sa disparition.

Elle réapparaîtra néanmoins, pasteurisée et mixée dans ce qu&apos;on appelle un débat (discussion de poivrots modernes auto-désignés experts -habituels bêbêtes à noeuds papillon payés par les grosses compagnies pour parler et endormir ceux qui les écoutent).

Nous ne sommes plus dans un monde en question(s) mais dans un univers de réponses: rapides, constantes, définitives.




nous vivons dans un monde expliqué.






Quelle que soit la question qui vous vient à l&apos;esprit ou que votre nana pose (dans ce dernier cas et si c&apos;est en public il est indispensable d&apos;être le premier à répondre d&apos;un air savant), vous pouvez combler le vide par une explication en citant un article lu dans la presse, qui était autrefois rédigée par un journaliste mais l&apos;est  désormais par un étudiant en CDD, un stagiaire ou Wikipedia.

On n&apos;appréhende plus, on ne renie ni ne dénie plus (c&apos;est même souvent un délit), on ne remet pas en question, on ne retourne pas le cadavre.

On explique.



&quot;Tout s&apos;explique&quot; est d&apos;ailleurs à la fois une expression courante et l&apos;affirmation qu&apos;on peut mentir sur tout. Comme l&apos;absence ou le vide font peur -soit en ouvrant la porte au questionnement, soit en refusant la satisfaction immédiate-  alors on commente, ou on commente l&apos;expllcation ou même on commente  le commentaire de l&apos;explication.

L&apos;explication elle-même n&apos;étant qu&apos;une bouillie de caractères basés sur ce qu&apos;on appelle une information, elle-même aussi peu consistante qu&apos;une amitié de réseau social.

Le monde échappe aux humains justement au moment où il n&apos;y en a jamais eu autant (d&apos;humains, pas de monde. Encore que...). 



Enlever un truc ne crée pas du rien






Le brassage d&apos;idées, la confrontation des esprits, l&apos;exposition aux abîmes de l&apos;insavoir, n&apos;ont pas lieu d&apos;être dans ce système-monde antagoniste où outils modernes et mathématiques soutenues par l&apos;informatique se sont emparés de ce qui restait d&apos;imprécisément possible: l&apos;individu cède la place au dividu, et nous croyons encore dire je.

Ce système-monde, technique et totalitaire, fonctionne d&apos;une façon à la fois très simple et y a pas plus complexe: nous sommes soumis aux &quot;dirigeants&quot; politiques, qui agissent en fonction de l&apos;économie laquelle est tributaire d&apos;entreprises dont les patrons se soucient surtout des actionnaires obnubilés par les places financières elles-mêmes régies par des algorithmes implantés dans des réseaux informatiques agissant et réagissant trop vite pour que les financiers interviennent.




Comme quoi le monde moderne est aussi un drone de monde

.




Le besoin d&apos;un narratif exigé par la société pour avaliser une tentative de réel peut-il être infléchi?

Bouger une pièce ne crée pas d&apos;espace, mais un sandwich plus sec.

On attend l&apos;inattendu pour lui couper la tête.



Nous avons petit à petit confié notre univers aux substrats. 



C&apos;est d&apos;ailleurs sans doute pourquoi le shplouc est écrit par un faux.

Maintenant que le statut de liberté est obligatoire, comment échapper au bracelet électronique des nouvelles relations? 

Voyons-nous que nous sommes ce qui nous entoure?

Les adjectifs ont-ils remplacé les châtiments corporels?

Le corps autonome est-il dissimulé sous l&apos;obésité du pauvre?

Le manifestant tabassé de la place Tahrir n&apos;est-il pas plus libre que le syndicaliste qui défile paisiblement entre la Bastille et la République?

Ne préférez-vous pas les petites culottes aux strings?img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/tout-s-explique"/>
		<id>http://leblase.net/news/tout-s-explique</id>
		<issued>2012-10-10T13:32:16Z</issued>
		<modified>2014-05-24T11:05:27Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b>"Quand j'aurai le temps, je ferai autre chose"</b></i></span><span style="font-size: medium;"><i><b><br />
<br />
</b></i></span>
<div style="text-align: right;"><b>Bachar-al-Assad</b>, <i>Oeuvres complètes<br />
<br />
</i></div>
En me curant le nez, je dirais que le contenu d'un espace de réflexion n'a pas beaucoup d'importance: le monde d'aujourd'hui ne tourne pas autour de pensées nouvelles mais de commentaires sur ce qui est une idée nouvelle et en fait n'en est pas.<br />
Pourquoi? <br />
Parce qu'une pensée nouvelle, c'est un peu comme un prophète: on la reconnaît après sa disparition.<br />
Elle réapparaîtra néanmoins, pasteurisée et mixée dans ce qu'on appelle un débat (<i>discussion de poivrots modernes auto-désignés experts -habituels bêbêtes à noeuds papillon payés par les grosses compagnies pour parler et endormir ceux qui les écoutent</i>).<br />
Nous ne sommes plus dans un monde en question(s) mais dans un univers de réponses: rapides, constantes, définitives.<br />
<div style="text-align: center;"><img width="238" height="399" src="http://leblase.net/images/cuissedeboeuf_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>nous vivons dans un monde expliqué.<br />
</b></i></span></div>
Quelle que soit la question qui vous vient à l'esprit ou que votre nana pose (dans ce dernier cas et si c'est en public il est indispensable d'être le premier à répondre d'un air savant), vous pouvez combler le vide par une explication en citant un article lu dans la presse, qui était autrefois rédigée par un journaliste mais l'est&#160; désormais par un étudiant en CDD, un stagiaire ou Wikipedia.<br />
On n'appréhende plus, on ne renie ni ne dénie plus (c'est même souvent un délit), on ne remet pas en question, on ne retourne pas le cadavre.<br />
On explique.<br />
<br />
"Tout s'explique" est d'ailleurs à la fois une expression courante et l'affirmation qu'on peut mentir sur tout. Comme l'absence ou le vide font peur -soit en ouvrant la porte au questionnement, soit en refusant la satisfaction immédiate-&#160; alors on commente, ou on commente l'expllcation ou même on commente&#160; le commentaire de l'explication.<br />
L'explication elle-même n'étant qu'une bouillie de caractères basés sur ce qu'on appelle une information, elle-même aussi peu consistante qu'une amitié de réseau social.<br />
Le monde échappe aux humains justement au moment où il n'y en a jamais eu autant (d'humains, pas de monde. Encore que...). <br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="267" alt="" src="http://leblase.net/images/pasdurien_t.jpg" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Enlever un truc ne crée pas du rien</b></i></span></div>
<br />
Le brassage d'idées, la confrontation des esprits, l'exposition aux abîmes de l'insavoir, n'ont pas lieu d'être dans ce système-monde antagoniste où outils modernes et mathématiques soutenues par l'informatique se sont emparés de ce qui restait d'imprécisément possible: l'individu cède la place au dividu, et nous croyons encore dire je.<br />
Ce système-monde, technique et totalitaire, fonctionne d'une façon à la fois très simple et y a pas plus complexe: nous sommes soumis aux "dirigeants" politiques, qui agissent en fonction de l'économie laquelle est tributaire d'entreprises dont les patrons se soucient surtout des actionnaires obnubilés par les places financières elles-mêmes régies par des algorithmes implantés dans des réseaux informatiques agissant et réagissant trop vite pour que les financiers interviennent.<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="267" alt="" src="http://leblase.net/images/jaienvie_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Comme quoi le monde moderne est aussi un drone de monde</b></i></span>.</div>
<br />
Le besoin d'un narratif exigé par la société pour avaliser une tentative de réel peut-il être infléchi?<br />
Bouger une pièce ne crée pas d'espace, mais un sandwich plus sec.<br />
On attend l'inattendu pour lui couper la tête.<br />
<br />
Nous avons petit à petit confié notre univers aux substrats. <br />
<br />
C'est d'ailleurs sans doute pourquoi le shplouc est écrit par un faux.<br />
Maintenant que le statut de liberté est obligatoire, comment échapper au bracelet électronique des nouvelles relations? <br />
Voyons-nous que nous sommes ce qui nous entoure?<br />
Les adjectifs ont-ils remplacé les châtiments corporels?<br />
Le corps autonome est-il dissimulé sous l'obésité du pauvre?<br />
Le manifestant tabassé de la place Tahrir n'est-il pas plus libre que le syndicaliste qui défile paisiblement entre la Bastille et la République?<br />
Ne préférez-vous pas les petites culottes aux strings?<style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>La tournée</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;On commence par avoir peur de la fin et on finit par avoir peur du début&quot;












Ahblass inventeur de la roue, Summer 3507 av.JC




 


 


En ces temps où tout semble possible, la vision des limites se fait plus claire. 

Devant cette perspective qui offre autant de poursuite que d&apos;arrêt, de mutation que de fin, les Ets leblase se sont comme d&apos;hab&apos; posé des tas de questions sur l&apos;amour, la vie, le prix du pain et l&apos;existence d&apos;une entité supérieure qui saurait tout, aurait tout écrit (même cet article) à l&apos;avance, et aurait attribué à chacun son point de non-retour, son glissement vers les abysses.

Comme ce genre de truc fait sinon un peu peur, du moins serre le ventre, je me suis empressé de faire appel à tous ceux qui auraient une chtite vision de l&apos;avenir. J&apos;ai essayé les cartes, les dés, les entrailles de chèvre, les yi-king et autres techniques, mais sans rien voir nettement.

Je suis donc allé directement consulter un représentant de l&apos;interface homme/dieu, qui m&apos;a dit ceci:
 


&quot;Sois confiant







Tourne-toi vers le ciel&quot;




Comme je tirais la tronche en trouvant que c&apos;était un peu court, il poursuivit sur l&apos;air des Fantasia en la mineur pour deux pianos de Mozart (K.608):



&quot;Oublie ce qui fut, sermonna t&apos;il,


car le passé n&apos;est pas moins un mirage que l&apos;avenir.






Souviens-toi de ce qui est 
 




Car ce qui est, vit






N&apos;attends pas ce qui sera



car le futur t&apos;a peut-être déjà quitté&quot;.














Après ça j&apos;ai fait ce que tout être humain normalement constitué aurait fait: je me suis tapé un p&apos;tit blanc sec au Baltos, le café du coin et je me suis gratté le cerveau, aussi rasséréné qu&apos;un cochon content de descendre du camion qui l&apos;amène à l&apos;abattoir.



C&apos;est sûr, ceux qui maîtrisent le réel, le spirituel et l&apos;alcool sont impressionnants. Mais ne sont-ils pas plus compètement dans les choux que les rêveurs?

Les Ets leblase vont-ils se délocaliser?

Aurions-nous fait le tour de la question?

Au fait, c&apos;était quoi la question?


img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/la-tournee"/>
		<id>http://leblase.net/news/la-tournee</id>
		<issued>2012-01-29T20:57:03Z</issued>
		<modified>2014-05-24T11:03:39Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<div style="text-align: left;"><span style="font-size: large;"><i><b>"On commence par avoir peur de la fin et on finit par avoir peur du début"</b></i></span><span style="font-size: x-large;"><i><b><br />
</b></i></span></div>
<div style="text-align: right;"><span style="font-size: x-large;"><i><b><br />
</b></i></span><b><i>Ahblas</i>s </b><span style="font-size: smaller;">inventeur de la roue, Summer 3507 av.JC</span></div>
<div style="text-align: right;"><b>&#160;</b></div>
<div style="text-align: right;"><b>&#160;</b></div>
En ces temps où tout semble possible, la vision des limites se fait plus claire. <br />
Devant cette perspective qui offre autant de poursuite que d'arrêt, de mutation que de fin, les Ets leblase se sont comme d'hab' posé des tas de questions sur l'amour, la vie, le prix du pain et l'existence d'une entité supérieure qui saurait tout, aurait tout écrit (même cet article) à l'avance, et aurait attribué à chacun son point de non-retour, son glissement vers les abysses.<br />
Comme ce genre de truc fait sinon un peu peur, du moins serre le ventre, je me suis empressé de faire appel à tous ceux qui auraient une chtite vision de l'avenir. J'ai essayé les cartes, les dés, les entrailles de chèvre, les yi-king et autres techniques, mais sans rien voir nettement.<br />
Je suis donc allé directement consulter un représentant de l'interface homme/dieu, qui m'a dit ceci:
<div style="text-align: center;">&#160;<img width="265" height="399" src="http://leblase.net/images/bishop_2_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>"Sois confiant</b></i></span><br />
<br />
<img width="258" height="400" alt="" src="http://leblase.net/images/nucitroencomm1_t.jpg" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Tourne-toi vers le ciel"</span></i></b></div>
Comme je tirais la tronche en trouvant que c'était un peu court, il poursuivit sur l'air des <i>Fantasia en la mineur</i> pour deux pianos de Mozart <i>(K.608)</i>:<br />
<br />
"Oublie ce qui fut, sermonna t'il,
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="271" alt="" src="http://leblase.net/images/Supercircus2_t.jpg" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">car le passé n'est pas moins un mirage que l'avenir.</span></i></b></div>
<br />
Souviens-toi de ce qui est&#160;
<div>&#160;</div>
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="247" src="http://leblase.net/images/Dame_au_lit_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Car ce qui est, vit</span></i></b></div>
<br />
N'attends pas ce qui sera
<div style="text-align: center;"><img width="266" height="399" src="http://leblase.net/images/vieille_paysanne_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">car le futur t'a peut-être déjà quitté".<br />
<br />
</span></i></b><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><br />
<br />
</span></div>
<div style="text-align: left;">Après ça j'ai fait ce que tout être humain normalement constitué aurait fait: je me suis tapé un p'tit blanc sec au Baltos, le café du coin et je me suis gratté le cerveau, aussi rasséréné qu'un cochon content de descendre du camion qui l'amène à l'abattoir.<br />
<br />
C'est sûr, ceux qui maîtrisent le réel, le spirituel et l'alcool sont impressionnants. Mais ne sont-ils pas plus compètement dans les choux que les rêveurs?<br />
Les <i>Ets</i> leblase vont-ils se délocaliser?<br />
Aurions-nous fait le tour de la question?<br />
Au fait, c'était quoi la question?</div>
<style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style><style type="text/css">img, #cubbies-overlay{ -moz-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -moz-transition-duration: 0.1s; -webkit-transition-property: margin, box-shadow, z-index; -webkit-transition-duration: 0.1s; }
.cubbies-selected{ z-index: 9999; box-shadow: 3px 3px 8px -1px blue !important; cursor: pointer !important; margin: -3px 3px 3px -3px; }
.cubbies-selected:active{ box-shadow: 2px 2px 5px -1px darkblue !important; margin: -1px 1px 1px -1px; }
#cubbies-overlay{ position: fixed; z-index: 9999; bottom: 30px; left: 30px; box-shadow: 0 2px 3px rgba(0,0,0,0.8); border: none; }
#cubbies-overlay:hover{ box-shadow: 0 2px 3px rgb(0,0,0); }</style>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>crise de quoi</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;Ce qui compte échappe à ceux qui comptent&quot;


Taylor St-Blas, Nairobi 1895








Nous avons donc cessé d&apos;être un pour n&apos;être désormais plus considérés que pourcents.

Pas seulement nous d&apos;ailleurs: toute notre évaluation du monde y est passée.

Pourcentages de la population, du chomage, des indices boursiers, des indécis, des nitrates, du PIB, du déficit, de la croissance, des intentions, du rapport hommes-femmes, vieux-jeunes, pauvres-riches, de matière grasse ou de sucre dans le sang.

Pas de notion de l&apos;esprit dans cet énuméré. Pas de percée linguistique, de naissance d&apos;un concept, de vision philosophique, de création artistique ou scientifique bouleversante.

Pas de progrès humain, juste une fraction du tout que formeraient les autres.

  

Il en est de même pour la gouvernance du monde.



De nouveaux prêtres en costars sans humour ni vision, sans questions ni autres hésitations que le nombre de zéros à aligner, vont dire ce qu&apos;est le ciel.



De plus en plus de chiens de garde, flics, brigades de choc, contrôleurs; d&apos;armées modernes robotisées;  de drones sur nos têtes, de caméras ou de mouchards intrusifs, d&apos;humanitaires à bâtons, de penseurs à même pas deux balles vont s&apos;assurer qu&apos;on sorte la tête de l&apos;eau, mais pas les pieds. 






De ternes personnages vont prendre les rênes de l&apos;humanité comme si celle-ci était un tableau Excel




Un monde de chiffres en crise où tout l&apos;effort porte à maintenir le plus faible pourcentage du bon côté du manche: c&apos;est le détournement de la démocratie à la faveur des trémolos financiers.

Tant qu&apos;on pouvait fournir à chacun son os sous forme de voiture, de sam&apos;suffit, de plan de retraite, de mobile ou de débat télé, le bastringue fonctionnait. 

Aujourd&apos;hui où le Germinal de Zola ressemble à un conte de fées pré-internet, le pouvoir doit resserrer les cordes qui nous relient 



dans un espace social désargenté








La société se demande si dieu va redresser l&apos;économie. L&apos;individu, lui,   hésite entre ne pas bouger et courir au loin; entre se regrouper auprès   de ses pareils et fuir l&apos;appareil (dans les îles Cayman pour les riches, dans une île déserte pour les misérables,  en espérant tomber sur une vendredi bien roulée).








Place à pas de place et Occupy ta mère








Chaque frémissement historique a toujours débouché sur deux sortes d&apos;issues: soit le déclin rapide, entraînant la dispersion des liens, des repères et du développement social, soit une brusque poussée en avant, un progrès radical dans les domaines scientifiques, économiques et surtout, politiques. Mais ça dépend du peuple et là, on sait que ce ne sont pas nos sociétés gavées qui auront le courage, comme en Syrie par exemple, d&apos;affronter la répression.


 











Si vous avez un itinéraire favori prière de le signaler au chauffeur






Sinon faites comme d&apos;hab&apos;, draguez la concierge ou le curé, inscrivez-vous dans un nouveau réseau social, droguez-vous, devenez alcooliques, lisez des journaux gratuits et dîtes-vous que c&apos;est de ça qu&apos;on cause.  Car après tout ni les sujets, ni les questions abordées n&apos;ont jamais été nécessaires ici: chacun chacune est toujours venu avec ses rires ou ses peurs, ses aveuglements ou ses aliments, ses questions et ses liens, ses confusions et ses éclairs de lumière.



Une question peut-elle être finale?

Pourquoi le monde (sous la forme du FMI) consacre t&apos;il presque tous ses crédits à aider le continent le plus riche?

leblase va t&apos;il chausser du 44?

Devons-nous absolument serrer la ceinture des autres si nous voulons maintenir notre taux de graisse?

Filez-vous toujours un pourboire au taxi, au facteur, au connard qui vous fracasse un demi sur le comptoir?



Le sens a t&apos;il une raison d&apos;être?
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/crise-de-quoi"/>
		<id>http://leblase.net/news/crise-de-quoi</id>
		<issued>2011-12-02T15:12:35Z</issued>
		<modified>2014-05-24T11:04:49Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<i><span style="font-size: large;"><b>"Ce qui compte échappe à ceux qui comptent"</b></span></i>
<div style="text-align: right;"><b>Taylor St-Blas</b>,<i> Nairobi 1895<br />
<br />
</i></div>
<br />
Nous avons donc cessé d'être un pour n'être désormais plus considérés que pourcents.<br />
Pas seulement nous d'ailleurs: toute notre évaluation du monde y est passée.<br />
Pourcentages de la population, du chomage, des indices boursiers, des indécis, des nitrates, du PIB, du déficit, de la croissance, des intentions, du rapport hommes-femmes, vieux-jeunes, pauvres-riches, de matière grasse ou de sucre dans le sang.<br />
Pas de notion de l'esprit dans cet énuméré. Pas de percée linguistique, de naissance d'un concept, de vision philosophique, de création artistique ou scientifique bouleversante.<br />
Pas de progrès humain, juste une fraction du tout que formeraient les autres.<br />
&#160; <br />
Il en est de même pour la gouvernance du monde.<br />
<br />
De nouveaux prêtres en costars sans humour ni vision, sans questions ni autres hésitations que le nombre de zéros à aligner, vont dire ce qu'est le ciel.<br />
<br />
De plus en plus de chiens de garde, flics, brigades de choc, contrôleurs; d'armées modernes robotisées;&#160; de drones sur nos têtes, de caméras ou de mouchards intrusifs, d'humanitaires à bâtons, de penseurs à même pas deux balles vont s'assurer qu'on sorte la tête de l'eau, mais pas les pieds. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="266" src="http://leblase.net/images/accescondamne_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>De ternes personnages vont prendre les rênes de l'humanité comme si celle-ci était un tableau Excel</b></i></span></div>
Un monde de chiffres en crise où tout l'effort porte à maintenir le plus faible pourcentage du bon côté du manche: c'est le détournement de la démocratie à la faveur des trémolos financiers.<br />
Tant qu'on pouvait fournir à chacun son os sous forme de voiture, de sam'suffit, de plan de retraite, de mobile ou de débat télé, le bastringue fonctionnait. <br />
Aujourd'hui où le Germinal de Zola ressemble à un conte de fées pré-internet, le pouvoir doit resserrer les cordes qui nous relient <br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="269" src="http://leblase.net/images/rejeter_t.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>dans un espace social désargenté<br />
<br />
</b></i></span></div>
La société se demande si dieu va redresser l'économie. L'individu, lui,   hésite entre ne pas bouger et courir au loin; entre se regrouper auprès   de ses pareils et fuir l'appareil (<i>dans les îles Cayman pour les riches, dans une île déserte pour les misérables,  en espérant tomber sur une vendredi bien roulée</i>).<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="267" height="399" src="http://leblase.net/images/Pasassoir_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Place à pas de place et Occupy ta mère<br />
<br />
</span></div>
<div>Chaque frémissement historique a toujours débouché sur deux sortes d'issues: soit le déclin rapide, entraînant la dispersion des liens, des repères et du développement social, soit une brusque poussée en avant, un progrès radical dans les domaines scientifiques, économiques et surtout, politiques. Mais ça dépend du peuple et là, on sait que ce ne sont pas nos sociétés gavées qui auront le courage, comme en Syrie par exemple, d'affronter la répression.</div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"> </span></div>
<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="310" src="http://leblase.net/images/Taxicab_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Si vous avez un itinéraire favori prière de le signaler au chauffeur</span></i></b></div>
<br />
Sinon faites comme d'hab', draguez la concierge ou le curé, inscrivez-vous dans un nouveau réseau social, droguez-vous, devenez alcooliques, lisez des journaux gratuits et dîtes-vous que c'est de ça qu'on cause.  Car après tout ni les sujets, ni les questions abordées n'ont jamais été nécessaires ici: chacun chacune est toujours venu avec ses rires ou ses peurs, ses aveuglements ou ses aliments, ses questions et ses liens, ses confusions et ses éclairs de lumière.<br />
<br />
Une question peut-elle être finale?<br />
Pourquoi le monde (sous la forme du FMI) consacre t'il presque tous ses crédits à aider le continent le plus riche?<br />
leblase va t'il chausser du 44?<br />
Devons-nous absolument serrer la ceinture des autres si nous voulons maintenir notre taux de graisse?<br />
Filez-vous toujours un pourboire au taxi, au facteur, au connard qui vous fracasse un demi sur le comptoir?<br />
<br />
Le sens a t'il une raison d'être?<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>le mètre altère</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;La première conséquence de l&apos;unité, c&apos;est d&apos;exclure&quot;






Bossuet





 


On peut se demander si les notions éternelles de proximité ou d&apos;éloignement entre humains ont encore un sens. 

Si les &quot;relations&quot; que l&apos;on entretient quotidiennement avec des &quot;proches&quot; que l&apos;on ne voit plus depuis des années, ainsi qu&apos;avec le vaste monde devenu si accessible ne sont pas devenues aussi réelles qu&apos;un théâtre en tournée.








Du point de vue du vécu individuel, où donne t&apos;on de la tête?








Le discours absurde de nos faux experts nous parle d&apos;un monde de plus en plus irréel et insensible, sinon insensé et surtout sans conséquences. 



Prenons un exemple tout bête: je sais parfaitement que des dizaines de milliers de gens sont en train de mourir de faim en Somalie (c&apos;est un exemple

). 

En lisant la presse j&apos;apprends ce serait la conséquence des guerres (dont par ailleurs on ne dit jamais l&apos;origine). 

En lisant ce que je vais chercher dans la sphère économique, je vois bien que cette famine est surtout le résultat de la curée financière de ce début d&apos;année sur les matières premières alimentaires devenues un enjeu spéculatif qui d&apos;un côté a accru la fortune de certains et de l&apos;autre a rendu la bouchée de pain hors de prix pour le petit paysan du tiers-monde incapable d&apos;acheter de quoi semer, ou le pauvre citadin jeté hors de chez lui.



Suis-je plus proche de ceux quji crèvent dans une misère abjecte digne des plus sombres récits de l&apos;Histoire, une horreur que je n&apos;aurais plus cru possible il y a quinze ans quand je faisais de l&apos;humanitaire à la con?

Ou suis-je plus proche des brillants traders qui ont utilisé à peu près les  mêmes canaux dont je me sers pour écrire ce billet?




Du moment que certains bouffent












C&apos;est ainsi que ces notions de distance et de contact échappent au rationnel.

Elles m&apos;éloignent d&apos;abord de moi-même en me permettant sans culpabilité une compassion de trois secondes, une colère vertueuse de cinq secondes (le temps d&apos;envoyer un touit hashtaggé).



En altérant ma sensation de distance à l&apos;autre il y a risque, par suite de dépendance à ce 2.0, d&apos;étouffer mon humanité plus sournoisement mais aussi bien qu&apos;en absorbant le discours fasciste recommandant d&apos;exclure progressivement les laissés pour compte, les différents, les autres.



Les papys et mémés qui hurlaient au téléphone durant les communications longue distance n&apos;avaient-ils pas finalement raison?



Comment perçoit-on le non-dit, le frisson, le battement d&apos;un coeur sur un écran?



Puisque celui qui est loin est plus facile à contacter que celui qui est près, où sommes-nous?
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/le-metre-altere"/>
		<id>http://leblase.net/news/le-metre-altere</id>
		<issued>2011-10-11T18:45:36Z</issued>
		<modified>2013-04-05T06:46:28Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b>"La première conséquence de l'unité, c'est d'exclure"<br />
<br />
</b></i></span>
<div style="text-align: right;"><b>Bossuet</b><br />
<br />
<br />
&#160;</div>
On peut se demander si les notions éternelles de proximité ou d'éloignement entre humains ont encore un sens. <br />
Si les "relations" que l'on entretient quotidiennement avec des "proches" que l'on ne voit plus depuis des années, ainsi qu'avec le vaste monde devenu <b>si</b> accessible ne sont pas devenues aussi réelles qu'un théâtre en tournée.<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="265" alt="" src="http://leblase.net/images/sansqueuenitete_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Du point de vue du vécu individuel, où donne t'on de la tête?<br />
</b></i></span></div>
<br />
Le discours absurde de nos faux experts nous parle d'un monde de plus en plus irréel et insensible, sinon insensé et surtout sans conséquences. <br />
<br />
Prenons un exemple tout bête: je sais parfaitement que des dizaines de milliers de gens sont en train de mourir de faim en Somalie (<span style="font-size: smaller;"><i>c'est un exemple</i></span>). <br />
En lisant la presse j'apprends ce serait la conséquence des guerres (dont par ailleurs on ne dit jamais l'origine). <br />
En lisant ce que je vais chercher dans la sphère économique, je vois bien que cette famine est surtout le résultat de la curée financière de ce début d'année sur les matières premières alimentaires devenues un enjeu spéculatif qui d'un côté a accru la fortune de certains et de l'autre a rendu la bouchée de pain hors de prix pour le petit paysan du tiers-monde incapable d'acheter de quoi semer, ou le pauvre citadin jeté hors de chez lui.<br />
<br />
Suis-je plus proche de ceux quji crèvent dans une misère abjecte digne des plus sombres récits de l'Histoire, une horreur que je n'aurais plus cru possible il y a quinze ans quand je faisais de l'humanitaire à la con?<br />
Ou suis-je plus proche des brillants traders qui ont utilisé à peu près les  mêmes canaux dont je me sers pour écrire ce billet?
<div style="text-align: center;"><br />
<img width="241" height="399" alt="" src="http://leblase.net/images/toutoumange_t.jpg" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Du moment que certains bouffent<br />
<br />
</span></i></b></div>
<br />
<br />
C'est ainsi que ces notions de distance et de contact échappent au rationnel.<br />
Elles m'éloignent d'abord de moi-même en me permettant sans culpabilité une <a title="Le clic de conscience!" href="http://www.avaaz.org/fr/">compassion de trois secondes</a>, une colère vertueuse de cinq secondes (le temps d'envoyer un touit hashtaggé).<br />
<br />
En altérant ma sensation de distance à l'autre il y a risque, par suite de dépendance à ce 2.0, d'étouffer mon humanité plus sournoisement mais aussi bien qu'en absorbant le discours fasciste recommandant d'exclure progressivement les laissés pour compte, les différents, les autres.<br />
<br />
Les papys et mémés qui hurlaient au téléphone durant les communications longue distance n'avaient-ils pas finalement raison?<br />
<br />
Comment perçoit-on le non-dit, le frisson, le battement d'un coeur sur un écran?<br />
<br />
Puisque celui qui est loin est plus facile à contacter que celui qui est près, où sommes-nous?<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>la bringuebale</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

&quot;Le temps qu&apos;il fait n&apos;est pas le Temps qui passe&quot;


Anonyme, 1397 av. J-C






Je discutais il n&apos;y a pas longtemps avec un de ces jeunes (quadra, hein) dirigeants d&apos;entreprise, beau mec brillant, intelligent, volontaire, cultivé, curieux d&apos;ouvertures et tout et tout et j&apos;avoue avoir été frustré de constater combien la propagande officielle occidentalo-française faisait de ravages.



Partant du prétexte illusoire que nous aurions une presse libre, un tas de gens comme lui ânonnent la bouillie de fausses données, d&apos;éléments trompeurs débités comme incontestables; vantent les distorsions de concepts tels que (par exemple) la liberté et la démocratie, de menteuses conclusions sur le monde et la réalité dont nous abreuvent des médias pressés, sans mémoire et en conséquence, sans références.

A chaque fois l&apos;attention de centaines de millions de gens se porte (est portée, en fait) sur tel ou tel sujet aussitôt oublié pour s&apos;avachir sur un autre, sans recul, sans solution, sans intelligence. 




la soi-disant urgence du précédent évènement vite oubliée






Les notions d&apos;aboutissement ou de réalisation ont été remplacées par celles de victoire, de réussite, ou de conquête. 

La finalité se résumerait à des épiphénomènes du genre obtention d&apos;un poste, écrasement d&apos;une opposition, conclusion d&apos;un marché, mise au lit, partie gratuite au flipper, accession au niveau 28 d&apos;un jeu en ligne, voire renversement d&apos;X ou Y.

Tout ça est chouette, comme disait mon arrière-grand-père en s&apos;encanaillant mais ne résoud rien à une échelle globale, générale, commune, intemporelle, personnelle.






Pour autant qu&apos;existe encore une personne.








Ce serait du pipeau si cela n&apos;entraînait un des trucs qui devrait nous être le plus insupportable: l&apos;atteinte à la liberté de penser (on ne parlera même pas de la liberté d&apos;expression, qui en découle).



En effet, la pratique (et sa manifestation) d&apos;un mode de pensée, d&apos;évaluation ou d&apos;appréciation différent de celui qui est divulgué par le discours général (un consensus déguisé en débat) devient aussi difficile aujourd&apos;hui dans la sphère occidentale que ce l&apos;était du temps de la domination du clergé.



A chaque fois vous seront opposés des sentimentalismes à deux balles (qui n&apos;aime pas les bêtes n&apos;aime pas les gens, comme disait Hitler) ou objectés des litanies idiotes et limitées par des lois devenues si étroites et irréelles (on ne dit pas un chat noir mais un chat de couleur) que l&apos;espace social se rétrécit à une idéalisation conçue par des gens de peur.






Sans cesse revenir à soi




Réappréhender son propre ressenti, son expérience intime. Se reconnaître dans le souvenir d&apos;un regard, d&apos;une parole ou d&apos;un geste étranger au moule moderne, tout pour (tenter de) retrouver une suite logique authentique, conséquente avec notre humanité. 

Il faut sans cesse s&apos;arracher à la domination imprimée ou écranisée par une classe sociale étroite, maigrichonne, inculte, terrorisée mais dominante. 

Oublier le vocabulaire des experts de quedalle, et considérer au nom de notre propre individualité le monde, ses agitations et ses étendues avec un regard frais, presque ingénu.

Vous remarquerez que je n&apos;ai pas utilisé l&apos;adjectif &quot;libre&quot;, devenu obscène.



Vaut-il mieux arrêter de penser ou arrêter de penser qu&apos;on pense?

Croyez-vous ce qu&apos;on vous dit autant que ce que vous dîtes (ou l&apos;inverse

)?

Ce monde du Temps court peut-il durer plus que le Temps long?

Si le Prophète était Papou ou Kanak, porteriez-vous un étui pénien au congrès de l&apos;UMP ou du PS?

Pensez-vous que les missiles transportent une forme de libération?

Savez-vous que le claffoutis aux myrtilles est excellent en utilisant du lait de brebis?


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/la-bringuebale"/>
		<id>http://leblase.net/news/la-bringuebale</id>
		<issued>2011-09-04T20:54:54Z</issued>
		<modified>2012-12-12T20:24:50Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b><br />
"Le temps qu'il fait n'est pas le Temps qui passe"</b></i></span>
<div style="text-align: right;"><i>Anonyme</i>, 1397 av. J-C</div>
<br />
<br />
Je discutais il n'y a pas longtemps avec un de ces jeunes (quadra, hein) dirigeants d'entreprise, beau mec brillant, intelligent, volontaire, cultivé, curieux d'ouvertures et tout et tout et j'avoue avoir été frustré de constater combien la propagande officielle occidentalo-française faisait de ravages.<br />
<br />
Partant du prétexte illusoire que nous aurions une presse libre, un tas de gens comme lui ânonnent la bouillie de fausses données, d'éléments trompeurs débités comme incontestables; vantent les distorsions de concepts tels que (par exemple) la liberté et la démocratie, de menteuses conclusions sur le monde et la réalité dont nous abreuvent des médias pressés, sans mémoire et en conséquence, sans références.<br />
A chaque fois l'attention de centaines de millions de gens se porte (<i>est portée</i>, en fait) sur tel ou tel sujet aussitôt oublié pour s'avachir sur un autre, sans recul, sans solution, sans intelligence. <br />
<div style="text-align: center;"><img width="392" height="400" src="http://leblase.net/images/newsoftheworld_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>la soi-disant urgence du précédent évènement vite oubliée</b></i></span></div>
<br />
Les notions d'aboutissement ou de réalisation ont été remplacées par celles de victoire, de réussite, ou de conquête. <br />
La finalité se résumerait à des épiphénomènes du genre obtention d'un poste, écrasement d'une opposition, conclusion d'un marché, mise au lit, partie gratuite au flipper, accession au niveau 28 d'un jeu en ligne, voire renversement d'X ou Y.<br />
Tout ça est chouette, comme disait mon arrière-grand-père en s'encanaillant mais ne résoud rien à une échelle globale, générale, commune, intemporelle, personnelle.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="214" src="http://leblase.net/images/bateaupersona_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Pour autant qu'existe encore une personne.<br />
<br />
</b></i></span></div>
Ce serait du pipeau si cela n'entraînait un des trucs qui devrait nous être le plus insupportable: l'atteinte à la liberté de penser (on ne parlera même pas de la liberté d'expression, qui en découle).<br />
<br />
En effet, la pratique (et sa manifestation) d'un mode de pensée, d'évaluation ou d'appréciation différent de celui qui est divulgué par le discours général (un consensus déguisé en débat) devient aussi difficile aujourd'hui dans la sphère occidentale que ce l'était du temps de la domination du clergé.<br />
<br />
A chaque fois vous seront opposés des sentimentalismes à deux balles (<i>qui n'aime pas les bêtes n'aime pas les gens</i>, comme disait Hitler) ou objectés des litanies idiotes et limitées par des lois devenues si étroites et irréelles (on ne dit pas un chat noir mais un chat de couleur) que l'espace social se rétrécit à une idéalisation conçue par des gens de peur.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="237" src="http://leblase.net/images/canarisable_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Sans cesse revenir à soi</b></i></span></div>
Réappréhender son propre ressenti, son expérience intime. Se reconnaître dans le souvenir d'un regard, d'une parole ou d'un geste étranger au moule moderne, tout pour (tenter de) retrouver une suite logique authentique, conséquente avec notre humanité. <br />
Il faut sans cesse s'arracher à la domination imprimée ou écranisée par une classe sociale étroite, maigrichonne, inculte, terrorisée mais dominante. <br />
Oublier le vocabulaire des experts de quedalle, et considérer au nom de notre propre individualité le monde, ses agitations et ses étendues avec un regard frais, presque ingénu.<br />
Vous remarquerez que je n'ai pas utilisé l'adjectif "libre", devenu obscène.<br />
<br />
Vaut-il mieux arrêter de penser ou arrêter de penser qu'on pense?<br />
Croyez-vous ce qu'on vous dit autant que ce que vous dîtes (<span style="font-size: smaller;"><i>ou l'inverse</i></span>)?<br />
Ce monde du Temps court peut-il durer plus que le Temps long?<br />
Si le Prophète était Papou ou Kanak, porteriez-vous un étui pénien au congrès de l'UMP ou du PS?<br />
Pensez-vous que les missiles transportent une forme de libération?<br />
Savez-vous que le claffoutis aux myrtilles est excellent en utilisant du lait de brebis?<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Au tour du centre</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">



&quot;Le meilleur mensonge, c&apos;est dire qu&apos;on ment&quot;






Albertine Leblase, lettre à mon père






Devant les infos de la télé, la radio, les journaux papiers ou en ligne ne nous arrive t&apos;il pas de nous sentir séparés du monde en apprenant ce qu&apos;on nous dit qu&apos;il serait advenu?

Sachant que séparé n&apos;est pas forcément exclu, mais veut dire qu&apos;il y a d&apos;un côté le monde, cet espace bourré de vous tous les autres milliards de gens, et de l&apos;autre côté nousmoi, ce déroulement de vie trébuchante?

D&apos;un côté la force du Temps et avec lui l&apos;Histoire, de l&apos;autre le nez sur le guidon et l&apos;oubli que nos esprits sont bien trop étroits pour saisir l&apos;ensemble?

Nous avons le réflexe de croire que nous comprendrons le vrai, et saurons donc discerner le faux, comme si le vaste cosmos était à notre dimension, comme si l&apos;extraordinaire différence entre Pierre et Paul n&apos;existait pas.








Comme si la vérité marchait à visage découvert








Il est certain que les évènements ne se déroulent pas vraiment

 tels que les petits cerveaux des rédactions de presse nous racontent. Mais c&apos;est plus parce que les journalistes sont enfermés dans le bocal du scoop et de l&apos;annonce, et non pas parce qu&apos;ils attendent un coup de fil du Grand Pouvoir ou des Grands Intérêts qui les sommeraient de dire tel ou tel déroulé, sciemment mensonger.



Nos aïeux reposaient souvent sur le bouche à oreille pour avoir des &quot;nouvelles&quot; (qui n&apos;en étaient plus tant le phénomène était lent) et étaient tributaires de la dérive des transmissions subjectives.

Nous sommes au contraire perpétuellement sollicités par des alertes venant de la Terre entière (Terre dont nous ignorons la réalité dans sa diversité), allant du niveau chat écrasé aux décisions géopoliques gobales, comme si nous étions formés

 et informés

 pour en saisir les signifiants.

Ce n&apos;est pas le cas bien sûr, pourtant ce qui est commun aux deux époques, c&apos;est que nous appréhendons le monde à l&apos;aune de nos ethnocentrismes et nos égoïsmes, lesquels reflètent en général nos petites connaissances et nos petits intérêts (ou ce que nous croyons être nos intérêts).



Quoiqu&apos;il en soit, lorsqu&apos;une actualité  bouleversante nous tient soudain tous en alerte, au moins quatre attitudes se distinguent:


    On avale tout sans discernement.

    &quot;On n&apos;y peut rien!&quot; (le pire, d&apos;après un sondage au sein des Ets leblase

))

    On intègre l&apos;évènement au sein de la chaîne qui l&apos;a constitué, et l&apos;on tente d&apos;en deviner le prochain maillon.

    On refuse d&apos;y croire.





Quelle place donner au mouvement du monde?






Là encore, deux autres attitudes paraissent prépondérantes:

l&apos;une pense qu&apos;on a mal compris mais que tout va s&apos;éclairer.



l&apos;autre pense que c&apos;est une désinformation voulue, qu&apos;on nous cache la vérité. 






Bref, le fameux complot

.




N&apos;est-il pas amusant de constater que le village global à une grosse tendance à se transformer en forum de concierges?

Qu&apos;au moment où l&apos;on dispose de la fonction d&apos;immersion et de partage, on se replie sur son petit soi tiédasse?

Le réflexe complotiste, manifestation paranoïde à propension universaliste n&apos;est-il pas à la fois le refus du changement et le refus de la différence? 

Ce refus n&apos;amène t&apos;il pas souvent à chercher un bouc émissaire? 

Un sournois, un traître, un espion, qu&apos;en dénonçant on pourrait éliminer dans l&apos;illusion de repeindre un monde plus conforme à l&apos;étroite chose qu&apos;on est capable d&apos;appréhender?

Le méchant est-il vilain?





Dans ces instants, ne vous vient-il pas à l&apos;idée que le monde serait vrai et vous, faux?
 


Ou le contraire, ça va de soi.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/au-tour-du-centre"/>
		<id>http://leblase.net/news/au-tour-du-centre</id>
		<issued>2011-06-06T13:40:16Z</issued>
		<modified>2012-12-12T20:24:12Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<div style="text-align: left;"><span style="font-size: x-large;"><i><b><br />
</b></i></span><span style="font-size: large;"><i><b>"Le meilleur mensonge, c'est dire qu'on ment"</b></i></span></div>
<div style="text-align: right;"><b><br />
Albertine Leblase</b>, <i>lettre à mon père</i></div>
<br />
<br />
Devant les infos de la télé, la radio, les journaux papiers ou en ligne ne nous arrive t'il pas de nous sentir séparés du monde en apprenant ce qu'on nous dit qu'il serait advenu?<br />
Sachant que séparé n'est pas forcément exclu, mais veut dire qu'il y a d'un côté le monde, cet espace bourré de vous tous les autres milliards de gens, et de l'autre côté nousmoi, ce déroulement de vie trébuchante?<br />
D'un côté la force du Temps et avec lui l'Histoire, de l'autre le nez sur le guidon et l'oubli que nos esprits sont bien trop étroits pour saisir l'ensemble?<br />
Nous avons le réflexe de croire que nous comprendrons le vrai, et saurons donc discerner le faux, comme si le vaste cosmos était à notre dimension, comme si l'extraordinaire différence entre Pierre et Paul n'existait pas.<br />
<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="255" src="http://leblase.net/images/fanny_serre_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Comme si la vérité marchait à visage découvert</b></i></span></div>
<br />
<br />
Il est certain que les évènements ne se déroulent pas <span style="color: rgb(102, 0, 153);"><i><b>vraiment</b></i></span> tels que les petits cerveaux des rédactions de presse nous racontent. Mais c'est plus parce que les journalistes sont enfermés dans le bocal du scoop et de l'annonce, et non pas parce qu'ils attendent un coup de fil du Grand Pouvoir ou des Grands Intérêts qui les sommeraient de dire tel ou tel déroulé, sciemment mensonger.<br />
<br />
Nos aïeux reposaient souvent sur le bouche à oreille pour avoir des "nouvelles" (qui n'en étaient plus tant le phénomène était lent) et étaient tributaires de la dérive des transmissions subjectives.<br />
Nous sommes au contraire perpétuellement sollicités par des alertes venant de la Terre entière (Terre dont nous ignorons la réalité dans sa diversité), allant du niveau chat écrasé aux décisions géopoliques gobales, comme si nous étions <span style="color: rgb(255, 0, 0);"><i>formés</i></span> et <span style="color: rgb(0, 153, 0);"><i>informés</i></span> pour en saisir les signifiants.<br />
Ce n'est pas le cas bien sûr, pourtant ce qui est commun aux deux époques, c'est que nous appréhendons le monde à l'aune de nos ethnocentrismes et nos égoïsmes, lesquels reflètent en général nos petites connaissances et nos petits intérêts (ou ce que nous croyons être nos intérêts).<br />
<br />
Quoiqu'il en soit, lorsqu'une actualité&#160; bouleversante nous tient soudain tous en alerte, au moins quatre attitudes se distinguent:<br />
<ol>
    <li>On avale tout sans discernement.</li>
    <li>"On n'y peut rien!" (<span style="font-size: xx-small;"><i><b>le pire, d'après un sondage au sein des Ets leblase</b></i></span>))</li>
    <li>On intègre l'évènement au sein de la chaîne qui l'a constitué, et l'on tente d'en deviner le prochain maillon.</li>
    <li>On refuse d'y croire.</li>
</ol>
<div style="text-align: center;"><img width="295" height="400" src="http://leblase.net/images/miroir_au_lys_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Quelle place donner au mouvement du monde?</span></i></b></div>
<br />
Là encore, deux autres attitudes paraissent prépondérantes:<br />
l'une pense qu'on a mal compris mais que tout va s'éclairer.<br />
<br />
l'autre pense que c'est une désinformation voulue, qu'on nous cache la vérité. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="306" alt="" src="http://leblase.net/images/soeurettes_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Bref, le fameux complot</b></i></span>.</div>
<br />
N'est-il pas amusant de constater que le village global à une grosse tendance à se transformer en forum de concierges?<br />
Qu'au moment où l'on dispose de la fonction d'immersion et de partage, on se replie sur son petit soi tiédasse?<br />
Le réflexe complotiste, manifestation paranoïde à propension universaliste n'est-il pas à la fois le refus du changement et le refus de la différence? <br />
Ce refus n'amène t'il pas souvent à chercher un bouc émissaire? <br />
Un sournois, un traître, un espion, qu'en dénonçant on pourrait éliminer dans l'illusion de repeindre un monde plus conforme à l'étroite chose qu'on est capable d'appréhender?<br />
Le méchant est-il vilain?<br />
<br />
<br />
Dans ces instants, ne vous vient-il pas à l'idée que le monde serait vrai et vous, faux?
<div style="text-align: center;">&#160;</div>
Ou le contraire, ça va de soi.]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>La fausse commune</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;- Toi et moi ne faisons qu&apos;un.

  - Oui, mais lequel?&quot;


Oscar Wilde






  Les mots me manquent. Non pas que je ne les aie plus en moi mais la parole publique, le vocabulaire partagé, le discours entendu sont en rupture de sens.



Comment dire?



Au verbiage vide des responsables nationaux s&apos;ajoute celui des journalistes et  leurs raccourcis, les témoins calibrés, politiciens robotisés, montages  d&apos;images, experts redondants, statistiques orientées, sondages  réductifs, etc.

Nous sommes charriés par le discours public.


L&apos;Angelico télévisé, les femmes photoshopées, les résidences du bonheur isolé, l&apos;orgasme de la cuiller de yaourt, les troupeaux de touristes déplacés d&apos;un faux lieu à un autre, les &quot;actualités&quot; de façades -cannibales- ont officialisé le délire sémantique.



Le faux devient vrai dans un monde trompeur.



Le mot, qui devrait dire, dissimule.






On l&apos;a constaté lors de la crise économique quand seuls les fautifs, -les banques- ont été secourus grâce aux fonds des victimes, les contribuables.

On pourrait le constater dans plein de domaines, sauf que l&apos;habitude de la déformation du sens nous a hébétés.

Un truc simple: pourquoi envoyons-nous de jeunes hommes à des milliers de kilomètres pour tuer (ou se faire tuer par) de jeunes Afghans qui, chez eux, n&apos;aiment évidemment pas les gens qui les bombardent et viennent leur dire: on va vous construire des écoles, c&apos;est gentil non?

Pour perpétrer ce mythe de la libre démocracie dans laquelle nous vivrions, de la défense de libertés dont on peut se demander si nous les avons nous-memes.

On nous crée un tas de motivations ou d&apos;arguments ahurissants.

Le fait est que nous payons pour tuer en raison de motifs:

    humanitaires, démocratiques, légauxs (ONU)



L&apos;expérience des Ets leblase est que la guerre est avant tout un mensonge.



Ce n&apos;est jamais un truc rapide, bénéfique, à la fois palpitant et soulageant.

Ll&apos;argument, c&apos;est donc qu&apos;on ferait la guerre à l&apos;autre par amour d&apos;un autre autre: Make war for love.

Pendant que rien n&apos;est fait pour secourir les centaines de radeaux de la méduse d&apos;immigrants traversant la mer sur des coquilles, les morts éperonnés par les patrouilleurs italiens, les accords de Schengen foulés par la France.


Avec quel soin nous partageons l&apos;espace




La catastrophe au Japon dont les conséquences se feront sentir pendant des années aurait dû nous faire vaciller (Tiens? Plus personne ne parle d&apos;empêcher la sous-traitance dans cette industrie), mais vite le discours public propose un autre sujet.

A la place, guerre dans le pays du chocolat (un réglement qui aurait pourtant pu être réglé autrement, autrefois). 

Puis ce fut &quot;on a retrouvé la carcasse de l&apos;avion&quot;, ensuite ce sera &quot;les boîtes noires&quot;.

Il ne s&apos;agît pas d&apos;un complot mais d&apos;une ritournelle pour nous, les crétins.



La parole officielle en démocratie devient un double vitrage qui nous isole de la misère du monde et nous fait accepter d&apos;infliger le pire en notre nom, tout comme les taliban se servent d&apos;un livre sacré pour excuser leurs horreurs.



Nous sommes acculés au mirage.






Les micros nous assurent que l&apos;exclusion est faite au nom de l&apos;Union, l&apos;écrasement du faible (celui qui n&apos;a rien mais voit nos richesses) est essentielle pour les  droits élémentaires de tous (nous, quoi).

Le spectacle constant dans nos rues d&apos;uniformes armés  de pistolets, tasers, mitraillettes, menottes, bâtons confirmerait que nous  sommes protégés. 

On nous dit que les jeunes dégradent l&apos;espace public quand au contraire, en une participation sociale imprévue des énarques ils y expriment généralement l&apos;angoisse et l&apos;énergie de leur génération.

La liberté de religion ou d&apos;athéisme exigerait même dorénavant de cacher nos convictions personnelles religieuses,  politiques, morales (et certains plus que d&apos;autres) au nom d&apos;une nouvelle idole dont apparemment les &quot;responsables&quot; ignorent le sens: la laïcité (du grec laikos: le peuple).



Les mots dérapent, le sens glisse, la conscience se pète la gueule, la vérité est obscène.



Comment acceptons-nous cette torture du sens, notre bien commun pourtant?

Peut-on partager la vie, l&apos;espoir, l&apos;amour, la caresse, l&apos;esprit de l&apos;échange quand les mots nous ont été volés et corrompus par les strates politiques, commerciales, militaires, intellectuelles, parfois même artistiques?

Les films Brazil, District 9, le livre 1984 sont-ils des fictions?

Que dire encore?

Qu&apos;entendez-vous?

Allo?




</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/la-fausse-commune"/>
		<id>http://leblase.net/news/la-fausse-commune</id>
		<issued>2011-04-10T21:23:48Z</issued>
		<modified>2012-12-12T20:26:00Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b>"- Toi et moi ne faisons qu'un.<br />
&#160; - Oui, mais lequel?"</b></i></span>
<div style="text-align: right;">Oscar Wilde</div>
<br />
<br />
&#160; Les mots me manquent. Non pas que je ne les aie plus en moi mais la parole publique, le vocabulaire partagé, le discours entendu sont en rupture de sens.<br />
<br />
Comment <i>dire</i>?<br />
<br />
Au verbiage vide des responsables nationaux s'ajoute celui des journalistes et  leurs raccourcis, les témoins calibrés, politiciens robotisés, montages  d'images, experts redondants, statistiques orientées, sondages  réductifs, etc.<br />
<div style="text-align: center;"><i><b>Nous sommes charriés par le discours public.</b></i></div>
L'Angelico télévisé, les femmes photoshopées, les résidences du bonheur isolé, l'orgasme de la cuiller de yaourt, les troupeaux de touristes déplacés d'un faux lieu à un autre, les "actualités" de façades -cannibales- ont officialisé le délire sémantique.<br />
<br />
Le faux devient vrai dans un monde trompeur.
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="300" src="http://leblase.net/images/chapeaudhl_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Le mot, qui devrait dire, dissimule.</b></i></span></div>
<br />
On l'a constaté lors de la crise économique quand seuls les fautifs, -les banques- ont été secourus grâce aux fonds des victimes, les contribuables.<br />
On pourrait le constater dans plein de domaines, sauf que l'habitude de la déformation du sens nous a hébétés.<br />
Un truc simple: pourquoi envoyons-nous de jeunes hommes à des milliers de kilomètres pour tuer (ou se faire tuer par) de jeunes Afghans qui, chez eux, n'aiment évidemment pas les gens qui les bombardent et viennent leur dire: on va vous construire des écoles, c'est gentil non?<br />
Pour perpétrer ce mythe de la libre démocracie dans laquelle nous vivrions, de la défense de libertés dont on peut se demander si nous les avons nous-memes.<br />
On nous crée un tas de motivations ou d'arguments ahurissants.<br />
Le <b>fait</b> est que nous payons pour tuer en raison de motifs:
<ul>
    <li>humanitaires, démocratiques, légauxs (<i>ONU</i>)</li>
</ul>
L'expérience des <i>Ets</i> leblase est que la guerre est avant tout un mensonge.<br />
<br />
Ce n'est jamais un truc rapide, bénéfique, à la fois palpitant et soulageant.<br />
Ll'argument, c'est donc qu'on ferait la guerre à l'autre par amour d'un autre autre: Make war for love.<br />
Pendant que rien n'est fait pour secourir les centaines de radeaux de la méduse d'immigrants traversant la mer sur des coquilles, les morts éperonnés par les patrouilleurs italiens, les accords de Schengen foulés par la France.
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="297" src="http://leblase.net/images/placegardee_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Avec quel soin nous partageons l'espace</span></i></b></div>
La catastrophe au Japon dont les conséquences se feront sentir pendant des années aurait dû nous faire vaciller (Tiens? Plus personne ne parle d'empêcher la sous-traitance dans cette industrie), mais vite le discours public propose un autre sujet.<br />
A la place, guerre dans le pays du chocolat (un réglement qui aurait pourtant pu être réglé autrement, autrefois). <br />
Puis ce fut "on a retrouvé la carcasse de l'avion", ensuite ce sera "les boîtes noires".<br />
Il ne s'agît pas d'un complot mais d'une ritournelle pour nous, les crétins.<br />
<br />
La parole officielle en démocratie devient un double vitrage qui nous isole de la misère du monde et nous fait accepter d'infliger le pire en notre nom, tout comme les taliban se servent d'un livre sacré pour excuser leurs horreurs.
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="296" src="http://leblase.net/images/aumirage_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Nous sommes acculés au mirage.</b></i></span></div>
<br />
Les micros nous assurent que l'exclusion est faite au nom de l'Union, l'écrasement du faible (celui qui n'a rien mais voit nos richesses) est essentielle pour les  droits élémentaires de tous (nous, quoi).<br />
Le spectacle constant dans nos rues d'uniformes armés  de pistolets, tasers, mitraillettes, menottes, bâtons confirmerait que nous  sommes protégés. <br />
On nous dit que les jeunes dégradent l'espace public quand au contraire, en une participation sociale imprévue des énarques ils y expriment généralement l'angoisse et l'énergie de leur génération.<br />
La liberté de religion ou d'athéisme exigerait même dorénavant de cacher nos convictions personnelles religieuses,  politiques, morales (et certains plus que d'autres) au nom d'une nouvelle idole dont apparemment les "responsables" ignorent le sens: la laïcité (du grec laikos: le peuple).<br />
<br />
Les mots dérapent, le sens glisse, la conscience se pète la gueule, la vérité est obscène.<br />
<br />
Comment acceptons-nous cette torture du sens, notre bien commun pourtant?<br />
Peut-on partager la vie, l'espoir, l'amour, la caresse, l'esprit de l'échange quand les mots nous ont été volés et corrompus par les strates politiques, commerciales, militaires, intellectuelles, parfois même artistiques?<br />
Les films<i> Brazil, District 9,</i> le livre <i>1984</i> sont-ils des fictions?<br />
Que dire encore?<br />
Qu'entendez-vous?<br />
Allo?<br />
<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Radieux</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;Ce n&apos;est pas le nuage qui fait l&apos;ombre, c&apos;est le soleil&quot;






dicton Shiksaw




Une mutation dans l&apos;air, dans l&apos;eau, dans le sol même et récemment jusqu&apos;à l&apos;axe de la planète qu&apos;on a déplacé signalent que dans les allées parsemées de fleurs et de feuilles qui   éclosent ce n&apos;est pas seulement le Printemps qui s&apos;annonce. C&apos;est aussi un changement imprimé à cette Terre que nous   aimons si mal.



Des désirs s&apos;expriment, des peurs s&apos;affirment, des folies se confirment.



Collectivement  on a fait fort; individuellement nous persistons à battre des cils de  vierge effarouchée mais c&apos;est un statut auquel nous ne pouvons cependant  prétendre: nous sommes tous une partie du lot.

C&apos;était un choix, en quelque sorte.





Savoir si le soleil se couche ou se lève sur l&apos;Empire




Non que nous ayions  expréssément choisi le nucléaire ou que nous regrettions les centrales à gazfioulpire.

Mais nous  voulons toutes ces merveilles technologiques: fer à repasser wifi, home cinoche, munition explosive à éclatement relié;nous prenons l&apos;ascenseur pour le deuxième étage, le TGV pour gagner une heure sur quatre, l&apos;avion pour en gagner trois, le surgelé pour manger des crevettes de Madagascar, l&apos;air conditionné en zone tempérée.

L&apos;internet non plus n&apos;a rien de virtuel: la visite d&apos;une des fermes de serveurs d&apos;un grand moteur de recherche, vorace en énergie électrique, est convaincante. Nous sommes sur le shplouc (et ailleurs.truc) grâce à un serveur composé d&apos;éléments douteux assemblés en dix-sept minutes dans des usines où l&apos;esclave  moderne use ses yeux et la Terre ses ressources.


Avec nous l&apos;herbe est plus verte



(image garantie sans colorant

)




Certains diront que l&apos;on peut avoir tout ça grâce à l&apos;énergie du vent et du soleil. 

Mais pour obtenir autant de mégaouate qu&apos;aujourd&apos;hui  faudra t&apos;il une hélice sur la casquette de chacun, des panneaux  solaires dans le dos de tous? 

Sans se pencher sur les constituants polluants nécessaires aux panneaux, aux éoliennes et surtout, aux batteries? 

Sans parler des dérapages de cette industrie dont le lobby est déjà bien en place?



Donc ni ni comme disent ceux qui pensent que le racisme à table n&apos;est pas pire que la boutique adverse.

Car nous n&apos;avons plus ni la tête ni les pieds sur terre.






Depuis trop longtemps 








Toutes choses qui nous renvoient à cette idée que l&apos;individu peut influer sur le collectif. 

Le choix n&apos;est ainsi pas plus éthique que politique, pas plus moral que pratique. Mais pas moins non plus.



Quelle équation faut-il établir entre l&apos;âme, l&apos;esprit et le ventre?

L&apos;idée que le Japon -civilisation exemplaire-vient de démarrer le processus de sa fin vous fait-il mieux aimer vos charentaises?

leblase va t&apos;il devenir bien-pensant, et faut-il bien-penser?

Un soutien-gorge bien garni est-il plus Pascalien qu&apos;une déclaration des droits de l&apos;homme larguée par un Rafale?

Ceux qui croient en un être suprême auront-ils des tentacules au Paradis?
</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/radieux-2"/>
		<id>http://leblase.net/news/radieux-2</id>
		<issued>2011-03-23T19:06:03Z</issued>
		<modified>2011-10-06T12:39:29Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b>"Ce n'est pas le nuage qui fait l'ombre, c'est le soleil</b></i>"<br />
<br />
</span>
<div style="text-align: right;">dicton Shiksaw</div>
<br />
Une mutation dans l'air, dans l'eau, dans le sol même et récemment jusqu'à l'axe de la planète qu'on a déplacé signalent que dans les allées parsemées de fleurs et de feuilles qui   éclosent ce n'est pas seulement le Printemps qui s'annonce. C'est aussi un changement imprimé à cette Terre que nous   aimons si mal.<br />
<br />
Des désirs s'expriment, des peurs s'affirment, des folies se confirment.<br />
<br />
Collectivement  on a fait fort; individuellement nous persistons à battre des cils de  vierge effarouchée mais c'est un statut auquel nous ne pouvons cependant  prétendre: nous sommes tous une partie du lot.<br />
C'était un choix, en quelque sorte.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="320" height="399" alt="" src="http://leblase.net/images/levantcoucher_t.jpg" /><br />
<i><b><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Savoir si le soleil se couche ou se lève sur l'Empire</span></b></i></div>
Non que nous ayions  expréssément choisi le nucléaire ou que nous regrettions les centrales à gazfioulpire.<br />
Mais nous  voulons toutes ces merveilles technologiques: fer à repasser wifi, home cinoche, munition explosive à éclatement relié;nous prenons l'ascenseur pour le deuxième étage, le TGV pour gagner une heure sur quatre, l'avion pour en gagner trois, le surgelé pour manger des crevettes de Madagascar, l'air conditionné en zone tempérée.<br />
L'internet non plus n'a rien de virtuel: la visite d'une des fermes de serveurs d'un grand moteur de recherche, vorace en énergie électrique, est convaincante. Nous sommes sur le shplouc (et ailleurs.truc) grâce à un serveur composé d'éléments douteux assemblés en dix-sept minutes dans des usines où l'esclave  moderne use ses yeux et la Terre ses ressources.
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="251" src="http://leblase.net/images/jacintes_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Avec nous l'herbe est plus verte<br />
</span></i></b><span style="font-size: x-small;"><b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">(image garantie sans colorant</span></i></b>)</span></div>
Certains diront que l'on peut avoir tout ça grâce à l'énergie du vent et du soleil. <br />
Mais pour obtenir autant de mégaouate qu'aujourd'hui  faudra t'il une hélice sur la casquette de chacun, des panneaux  solaires dans le dos de tous? <br />
Sans se pencher sur les constituants polluants nécessaires aux panneaux, aux éoliennes et surtout, aux batteries? <br />
Sans parler des dérapages de cette industrie dont le lobby est déjà bien en place?<br />
<br />
Donc ni ni comme disent ceux qui pensent que le racisme à table n'est pas pire que la boutique adverse.<br />
Car nous n'avons plus ni la tête ni les pieds sur terre.<br />
<div style="text-align: center;"><br />
<img width="399" height="301" alt="" src="http://leblase.net/images/rappsol2_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Depuis trop longtemps <br />
</span></i></b></div>
<br />
Toutes choses qui nous renvoient à cette idée que l'individu peut influer sur le collectif. <br />
Le choix n'est ainsi pas plus éthique que politique, pas plus moral que pratique. Mais pas moins non plus.<br />
<br />
Quelle équation faut-il établir entre l'âme, l'esprit et le ventre?<br />
L'idée que le Japon -civilisation exemplaire-vient de démarrer le processus de sa fin vous fait-il mieux aimer vos charentaises?<br />
leblase va t'il devenir bien-pensant, et faut-il bien-penser?<br />
Un soutien-gorge bien garni est-il plus Pascalien qu'une déclaration des droits de l'homme larguée par un Rafale?<br />
Ceux qui croient en un être suprême auront-ils des tentacules au Paradis?<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Nos Futurs</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;Notre espoir dans l&apos;Avenir c&apos;est vivre comme avant&quot;




Adam, &quot;Perspectives Européennes&quot;13milliards av JC




Les Belges nous prouvent sans le vouloir qu&apos;on vit aussi bien sans gouvernement qu&apos;avec, mais à part ça les pays d&apos;Europe manquent bien de souffle.

Comparés avec le Mondarab en pleine ébullition politique et sociale, nous semblons carrément grabataires.

Ce n&apos;est pas seulement le renversement bienvenu de cinq ou six  salopards et de leurs sbires qui est si exaltant.

On a déjà dit un tas de choses sur ces bouleversements politiques, sociaux et géostratégiques auxquels on assiste, mais il y a une dimension dont on ne parle pas assez.



Cet intense bouillonnement créatif et artistique: ces slogans, affiches, tactiques de rue, musiques, danses, installations, mimes, peintures et graffiti de la place Tahrir , de Manama ou de Benghazi par exemple; ces photos de jeunes gens installés à la hâte dans les palais chamboulés ou carbonisés et qui refont les icônes, les poèmes, les élans de leur monde mutant.

Voilà ce qui sera peut-être le changement le plus profond d&apos;une parole si longtemps muselée, d&apos;une vision si longtemps occultée, des échanges si souvent bridés et qui pourrait provoquer un basculement culturel global inattendu.



&quot;auxquels on assiste&quot;?

Oui, c&apos;est tout le problème.



Nous, on ne fait que regarder.








Tels les vieillards d&apos;un village, assis sur un banc pour que le soleil révolutionnaire réchauffe nos os usés en attendant que l&apos;infirmière (ministre, député, expert, superéditorialiste, philophefrançaisà2balles, etc) nous fasse rentrer dans notre dortoir de surabondance factice, de liberté encadrée.



 

l&apos;Europe, cet hospice vieillot




Le &quot;Vieux continent&quot;, une résidence pour pensées affaiblies, aux messages inaudibles, redondants et futiles proférés par des automates cravatés?



Le monde Arabe n&apos;est pas seul à nous faire la nique. Les USA, le Brésil post-Lula, l&apos;Inde qui crée une économie élastique et de nouveaux rapports sociaux, la  Chine qui exporte tout, du soir au matin, du PQ au PC et réinvente une société qui, si elle nous apparaît pour l&apos;instant fermée, est en réalité une marmite qui chauffe.



Tandis que nos voisins européens gèrent les affaires courantes et trébuchantes, la France gère ses affaires dégoulinantes.

On ne parle que des pathétiques mesquineries de ministres minables alors qu&apos;il faudrait relier ce réveil arabe aux réactions que l&apos;injustice provoque en France mais qu&apos;on n&apos;évoque que sous l&apos;angle de la criminalité, quans elle est en fait politique, culturelle et générationnelle.


on aime les jeunes qui viennent d&apos;ailleurs, s&apos;ils y retournent






Je vois les uniformes bleus, cuirassés, casqués, qui contrôlent et harcèlent nos adolescents; j&apos;entends nos  marchands qui les gavent, nos génies de la com qui les tentent, nos  penseurs qui les ignorent.

Je constate que l&apos;élite fictive, nos dirigeants, les accable d&apos;une morale dépassée, hypocrite et finalement bien plus virtuelle et factice que les téléchargements sans cesse reprochés à nos enfants sur le Net.

J&apos;attends





entre la porte fermée et le miroir aux alouettes




Alors quoi?



Pendant qu&apos;une partie du monde pauvre, à 60% âgé de moins de 25 ans est en train de réclamer l&apos;avenir, quel moteur autre que marchand, quel exemple autre qu&apos;oligarque, quelle utopie rêvons-nous?





Pouvons-nous reprendre un peu de hauteur?










Imaginez-vous ce ça que doit être de découvrir, comme le font certains ces temps-ci, l&apos;ardeur et la folie du don de soi?

Saviez-vous que pas mal de zyeuxmuets amicaux m&apos;écrivent pour dire que mes billets sont souvent parfois incompréhensibles.

Ça me rassure, je ne les comprenais pas non plus, mais les lisez-vous?

Pourrons-nous guérir du message politique qui passe naze sur nos télés?

Pensez-vous à la joie que ce doit être de s&apos;apercevoir que l&apos;horizon n&apos;était qu&apos;un mur, et que ce mur s&apos;effondre sous vos doigts?

La carte Vitale rembourse t&apos;elle les atteintes à la santé mentale des dictateurs et démagogues? 



La liberté porte t&apos;elle une culotte?



Sinon, il faut l&apos;aider dans la Cité de la joie








</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/nos-futurs"/>
		<id>http://leblase.net/news/nos-futurs</id>
		<issued>2011-03-02T21:45:34Z</issued>
		<modified>2011-10-06T12:37:48Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b>"Notre espoir dans l'Avenir c'est vivre comme avant"</b></i></span>
<div style="text-align: right;"><br />
<b>Adam</b>, "Perspectives Européennes"<i>13milliards av JC<br />
</i></div>
Les Belges nous prouvent sans le vouloir qu'on vit aussi bien sans gouvernement qu'avec, mais à part ça les pays d'Europe manquent bien de souffle.<br />
Comparés avec le Mondarab en pleine ébullition politique et sociale, nous semblons carrément grabataires.<br />
Ce n'est pas seulement le renversement bienvenu de cinq ou six  salopards et de leurs sbires qui est si exaltant.<br />
On a déjà dit un tas de choses sur ces bouleversements politiques, sociaux et géostratégiques auxquels on assiste, mais il y a une dimension dont on ne parle pas assez.<br />
<br />
Cet intense bouillonnement créatif et artistique: ces slogans, affiches, tactiques de rue, musiques, danses, installations, mimes, peintures et graffiti de la place Tahrir , de Manama ou de Benghazi par exemple; ces photos de jeunes gens installés à la hâte dans les palais chamboulés ou carbonisés et qui refont les icônes, les poèmes, les élans de leur monde mutant.<br />
Voilà ce qui sera peut-être le changement le plus profond d'une parole si longtemps muselée, d'une vision si longtemps occultée, des échanges si souvent bridés et qui pourrait provoquer un basculement culturel global inattendu.<br />
<br />
"auxquels on assiste"?<br />
Oui, c'est tout le problème.
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="234" src="http://leblase.net/images/oeilbeton_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Nous, on ne fait que regarder.<br />
<br />
</b></i></span></div>
Tels les vieillards d'un village, assis sur un banc pour que le soleil révolutionnaire réchauffe nos os usés en attendant que l'infirmière (ministre, député, expert, superéditorialiste, philophefrançaisà2balles, etc) nous fasse rentrer dans notre dortoir de surabondance factice, de liberté encadrée.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="258" height="400" src="http://leblase.net/images/boiteurope_t.jpg" alt="" />&#160;<br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>l'Europe, cet hospice vieillot</b></i></span></div>
Le "Vieux continent", une résidence pour pensées affaiblies, aux messages inaudibles, redondants et futiles proférés par des automates cravatés?<br />
<br />
Le monde Arabe n'est pas seul à nous faire la nique. Les USA, le Brésil post-Lula, l'Inde qui crée une économie élastique et de nouveaux rapports sociaux, la  Chine qui exporte tout, du soir au matin, du PQ au PC et réinvente une société qui, si elle nous apparaît pour l'instant fermée, est en réalité une marmite qui chauffe.<br />
<br />
Tandis que nos voisins européens gèrent les affaires courantes et trébuchantes, la France gère ses affaires dégoulinantes.<br />
On ne parle que des pathétiques mesquineries de ministres minables alors qu'il faudrait relier ce réveil arabe aux réactions que l'injustice provoque en France mais qu'on n'évoque que sous l'angle de la criminalité, quans elle est en fait politique, culturelle et générationnelle.
<div style="text-align: center;"><img width="398" height="196" src="http://leblase.net/images/jeunesvisiteurs_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">on aime les jeunes qui viennent d'ailleurs, s'ils y retournent<br />
</span></i></b></div>
Je vois les uniformes bleus, cuirassés, casqués, qui contrôlent et harcèlent nos adolescents; j'entends nos  marchands qui les gavent, nos génies de la com qui les tentent, nos  penseurs qui les ignorent.<br />
Je constate que l'élite fictive, nos dirigeants, les accable d'une morale dépassée, hypocrite et finalement bien plus virtuelle et factice que les téléchargements sans cesse reprochés à nos enfants sur le Net.<br />
J'attends<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="300" src="http://leblase.net/images/miroirdeporte_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">entre la porte fermée et le miroir aux alouettes</span></i></b></div>
Alors quoi?<br />
<br />
Pendant qu'une partie du monde pauvre, à 60% âgé de moins de 25 ans est en train de réclamer l'avenir, quel moteur autre que marchand, quel exemple autre qu'oligarque, quelle utopie rêvons-nous?<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="300" alt="" src="http://leblase.net/images/oiseau_a_terre_t.jpg" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Pouvons-nous reprendre un peu de hauteur?</b></i></span></div>
<br />
<br />
<br />
Imaginez-vous ce ça que doit être de découvrir, comme le font certains ces temps-ci, l'ardeur et la folie du don de soi?<br />
Saviez-vous que pas mal de zyeuxmuets amicaux m'écrivent pour dire que mes billets sont <strike>souvent</strike> parfois incompréhensibles.<br />
Ça me rassure, je ne les comprenais pas non plus, mais les lisez-vous?<br />
Pourrons-nous guérir du message politique qui passe naze sur nos télés?<br />
Pensez-vous à la joie que ce doit être de s'apercevoir que l'horizon n'était qu'un mur, et que ce mur s'effondre sous vos doigts?<br />
La carte Vitale rembourse t'elle les atteintes à la santé mentale des dictateurs et démagogues? <br />
<br />
La liberté porte t'elle une culotte?<br />
<br />
Sinon, il faut l'aider dans la <a title="A fond la caisse, svp" href="http://drc.vday.org/city-of-joy">Cité de la joie</a><br />
<br />
<br />
<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>L&apos;horizon barbelé</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

&quot;La contradiction est un indice de vérité&quot;


Hegel, La science de la logique








Le succès du pamphlet de Stephane Hessel irrite: les habituels intellos du système, genre Cyrulnik-Ferry défendent la thèse selon laquelle l&apos;indignation, par le surcroît d&apos;émotion qu&apos;elle induit, nuirait à la lucidité, voire au sens de la réalité.

Voilà des gens raisonneurs et raisonnables. 

Des gens qui connaissent, que dis-je, qui possèdent le réel. Le réel est à eux, le réel est eux.



De leurs bouches rémunérées coulent pourtant des mots sans pensée, des discours d&apos;escalators répétés, copiés, canalplussisés.



Ils représentent en celà une logique qui ne coûte pas cher en réflexion, une analyse d&apos;occase.



Reléguer l&apos;indignation à un caca nerveux pour vieillards séniles ou ados immatures ne suffira pas à parer ce que représente l&apos;engouement populaire pour &quot;indignez-vous&quot;.



Car l&apos;indignation n&apos;est pas qu&apos;un surcroît d&apos;émotion:





elle est le ferment indispensable à la révolte.






En 2005, dans un billet célèbre dont j&apos;ai la flemme de retrouver la trace, les Ets leblase avaient prophétisé (barbe, montagne, foule féminine en adoration, ahhh..Que de souvenirs!) les &quot;mouvements&quot; ou &quot;émeutes des cités&quot;. 

Aujourd&apos;hui la direction, cloitrée dans ses bureaux par ses employés ultragauchistes et obligée de se nourrir du caviar réservé aux signatures de contrats, le communique:



la révolte est bien ce qui frémit en Occident, en Chine, en Russie, où des fortunes colossales augmentent de façon automatique alors que parallèlement les populations font face à la montée de misères diverses allant de l&apos;appauvrissement matériel et culturel à ce que l&apos;on appelle désormais, tant c&apos;est répandu: le déclassement social.

La révolte est ce qui anime les rues voisines du Maghreb, d&apos;Inde, du Moyen-Orient.

Alors oui c&apos;est vrai, O penseurs télévisés: les Gavroche qui montent sur les barricades face aux canons de  l&apos;Armée, jeunes iraniens face à la sauvagerie des pasdaran, jeunes tunisiens ou algériens qui n&apos;ont que des pierres contre des  fusils oblitèrent la réalité des forces en présence (Heu.. en fait 70% des Algériens, dirigés par des octogénaires, ont moins de 30 ans).

Mais ils sont poussés par le feu de la faim, la blessure de la honte que procure l&apos;invisibiité.



la terreur d&apos;être jeunes et déjà jetables.










Leurs parents eux-mêmes voient le sol glisser sous leurs pieds,  entendent les mots creux de leurs élus impuissants: ils s&apos;adonnent alors  aux voix illusoires du yaka

 genre Tea parties, intégrisme islamique ou Front National, qui arrivent par le même bateau (revoir &quot;la croisière s&apos;amuse&quot;).


 




Que la république ne devienne une coque vide








Quelle voix portera la vérité partagée et déchirée du vécu, au-delà de la condamnation, de l&apos;outrance ou de la solution à deux balles? 



Qui est assez fou pour aborder certaines problématiques de fond, dire que le système mondial tel qu&apos;il est organisé ne peut plus employer

, loger

, soigner

, nourrir

, abreuver



, éduquer

 tout le monde et qu&apos;en conséquence se préparent des zones de fausses prestations sociales?

Qui dira que les gigantesques camps de réfugiés, qui sont des parcs d&apos;humains neutralisés et non pas des Clubmed pour déplacés, prendront surement une forme douce et masquée en Occident mais qu&apos;ils finiront par arriver?





L&apos;ascenseur social en panne, 

les escaliers seront occupés par la sécurité privée.






Quand cessera l&apos;épuisante prosternation de la pensée économique devant  ce qu&apos;on appelle le &quot;libre-échange&quot;, lequel n&apos;est d&apos;ailleurs ni libre ni  un échange?

Comment franchir les limites du raisonnable et créer des espaces illogiques? 

Comment dénuder le baratin du secret défense, l&apos;alliance de fait du terrorisme avec l&apos;antiterrorisme.

Le mensonge politique global proféré par des gens de (parfois) bonne foi?

N&apos;a-t&apos;il pas fallu de tous temps s&apos;outrepasser, refuser le déni du réel officiel et endosser la tunique de la folie pour voir ce qu&apos;on ne doit pas dire et dire ce qu&apos;on ne doit pas voir?



Ceux qui ont perdu le sens de la réalité ne sont-ils pas ceux qui ne s&apos;indignent pas, qui ne sentent monter en eux aucune révolte, ne ressentent aucune gêne? 

Les barbelés sont-ils la ligne de l&apos;horizon?

Aimez-vous les pousse-pieds?






</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/l-horizon-barbele"/>
		<id>http://leblase.net/news/l-horizon-barbele</id>
		<issued>2011-01-10T18:51:54Z</issued>
		<modified>2011-09-04T13:39:55Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b><br />
"La contradiction est un indice de vérité"</b></i></span>
<div style="text-align: right;"><b>Hegel,</b> <i>La science de la logique<br />
<br />
<br />
</i></div>
Le succès du pamphlet de Stephane Hessel irrite: les habituels intellos du système, genre Cyrulnik-Ferry défendent la thèse selon laquelle l'indignation, par le surcroît d'émotion qu'elle induit, nuirait à la lucidité, voire au sens de la réalité.<br />
Voilà des gens raisonneurs et raisonnables. <br />
Des gens qui connaissent, que dis-je, qui <i>possèdent</i> le réel. Le réel est à eux, le réel est eux.<br />
<br />
De leurs bouches rémunérées coulent pourtant des mots sans pensée, des discours d'escalators répétés, copiés, canalplussisés.<br />
<br />
Ils représentent en celà une logique qui ne coûte pas cher en réflexion, une analyse d'occase.<br />
<br />
Reléguer l'indignation à un caca nerveux pour vieillards séniles ou ados immatures ne suffira pas à parer ce que représente l'engouement populaire pour "<i>indignez-vous</i>".<br />
<br />
Car l'indignation n'est pas qu'un surcroît d'émotion:<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="248" src="http://leblase.net/images/vomisgargouilles_t.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><b><i>elle est le ferment indispensable à la révolte.</i></b></span></div>
<br />
En 2005, dans un billet célèbre dont j'ai la flemme de retrouver la trace, les <i>Ets leblase</i> avaient prophétisé (<i>barbe, montagne, foule féminine en adoration, ahhh..Que de souvenirs!</i>) les "mouvements" ou "émeutes des cités". <br />
Aujourd'hui la direction, cloitrée dans ses bureaux par ses employés ultragauchistes et obligée de se nourrir du caviar réservé aux signatures de contrats, le communique:<br />
<br />
la révolte est bien ce qui frémit en Occident, en Chine, en Russie, où des fortunes colossales augmentent de façon automatique alors que parallèlement les populations font face à la montée de misères diverses allant de l'appauvrissement matériel et culturel à ce que l'on appelle désormais, tant c'est répandu: le déclassement social.<br />
La révolte est ce qui anime les rues voisines du Maghreb, d'Inde, du Moyen-Orient.<br />
Alors oui c'est vrai, O penseurs télévisés: les Gavroche qui montent sur les barricades face aux canons de  l'Armée, jeunes iraniens face à la sauvagerie des pasdaran, jeunes tunisiens ou algériens qui n'ont que des pierres contre des  fusils oblitèrent la réalité des forces en présence (Heu.. en fait 70% des Algériens, dirigés par des octogénaires, ont moins de 30 ans).<br />
Mais ils sont poussés par le feu de la faim, la blessure de la honte que procure l'invisibiité.
<div style="text-align: center;"><img width="305" height="400" src="http://leblase.net/images/doublesein_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>la terreur d'être jeunes et déjà jetables.<br />
</b></i></span></div>
<div style="text-align: left;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b><br />
</b></i></span>Leurs parents eux-mêmes voient le sol glisser sous leurs pieds,  entendent les mots creux de leurs élus impuissants: ils s'adonnent alors  aux voix illusoires du <span style="color: rgb(128, 0, 0);"><b>yaka</b></span> genre Tea parties, intégrisme islamique ou Front National, qui arrivent par le même bateau (revoir <i>"la croisière s'amuse</i>").</div>
<div style="text-align: center;">&#160;</div>
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="269" src="http://leblase.net/images/lacoque_t.jpg" alt="" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Que la république ne devienne une coque vide</b></i></span></div>
<br />
<br />
Quelle voix portera la vérité partagée et déchirée du vécu, au-delà de la condamnation, de l'outrance ou de la solution à deux balles? <br />
<br />
Qui est assez fou pour aborder certaines problématiques de fond, dire que le système mondial tel qu'il est organisé ne peut plus <b><span style="color: rgb(0, 0, 0);">employer</span></b>, <b><span style="color: rgb(0, 255, 0);">loger</span></b>, <b><span style="color: rgb(255, 0, 0);">soigner</span></b>, <span style="color: rgb(255, 102, 0);"><b>nourrir</b></span>, <span style="font-size: larger;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b>abreuver</b></span></span>, <b><span style="color: rgb(255, 0, 255);">éduquer</span></b> tout le monde et qu'en conséquence se préparent des zones de fausses prestations sociales?<br />
Qui dira que les gigantesques camps de réfugiés, qui sont des parcs d'humains neutralisés et non pas des Clubmed pour déplacés, prendront surement une forme douce et masquée en Occident mais qu'ils finiront par arriver?<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="346" alt="" src="http://leblase.net/images/descenteinterdite_t.jpg" /><br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>L'ascenseur social en panne, <br />
les escaliers seront occupés par la sécurité privée.</b></i></span></div>
<br />
Quand cessera l'épuisante prosternation de la pensée économique devant  ce qu'on appelle le "libre-échange", lequel n'est d'ailleurs ni libre ni  un échange?<br />
Comment franchir les limites du raisonnable et créer des espaces illogiques? <br />
Comment dénuder le baratin du secret défense, l'alliance de fait du terrorisme avec l'antiterrorisme.<br />
Le mensonge politique global proféré par des gens de (parfois) bonne foi?<br />
N'a-t'il pas fallu de tous temps s'outrepasser, refuser le déni du réel officiel et endosser la tunique de la folie pour voir ce qu'on ne doit pas dire et dire ce qu'on ne doit pas voir?<br />
<br />
Ceux qui ont perdu le sens de la réalité ne sont-ils pas ceux qui ne s'indignent pas, qui ne sentent monter en eux aucune révolte, ne ressentent aucune gêne? <br />
Les barbelés sont-ils la ligne de l'horizon?<br />
Aimez-vous les pousse-pieds?<br />
<br />
<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Egal rien</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">&quot;Aux Barbies® , il faut des barbus&quot;


Ben Laden, Lettre à Lady Gaga




&quot;Aux barbus ®, il faut des Barbies&quot;


Lady Gaga, letter to Benny






La liberté consciencieusement surveillée par les services secrets, la fraternité dissoute dans le compte en banque, restait l&apos;égalité. 

En 80 l&apos;égalité était un combat, en 90 un slogan, en 2000 une utopie. 

On hésite encore à savoir si en 2010 ce n&apos;est pas une insulte.



En attendant, mon bras gauche n&apos;est pas l&apos;égal de mon droit, mon rez-de-chaussée l&apos;égal de mon premier étage, ma limousine l&apos;égale de ma berline.



Ça fait drôle de réintégrer les pénates du shplouc,



ce lieu où les héros s&apos;affirment

.




Un Haïtien qui aurait réchappé aux violences politiques ou au banditisme, aux tremblements de terre, à la noyade et au cholera et qui obtiendrait un micro-crédit (le truc le plus dynamique actuellement là-bas)

 

sans yeux, sans bouche, sans oreilles



 


serait l&apos;égal d&apos;un député UMP obligé de lêcher les pompes de son président ou d&apos;un ultragauchiste qui vend des légumes en Corrèze entre deux contrôles judiciaires, c&apos;est-à-dire égal dans la soumission à un système mondial déshumanisé.


Franchement non d&apos;ailleurs on s&apos;en tape.

Le déplacement du centre du monde vers l&apos;Asie (où, signe de suprématie, il y a toujours un prix Nobel en taule) ça c&apos;est un sujet mais qui nous est égal, parce qu&apos;on n&apos;a plus l&apos;impression de pouvoir peser sur qui ou quoique ce soit; parce que le mot du monde est une telle illusion face à ce que l&apos;on ressent parfois en soi-même; parce que les matins blêmes se lisent sur de plus en plus de visages ici même en Europe.



Un Pashtoune armé qui croit défendre sa religion dans son pays envahi de zygues blindés est-il l&apos;égal d&apos;un pioupiou surarmé qui croit défendre la liberté du Pashtoune?



Qui veut être l&apos;égal de l&apos;autre, vraiment!






Mollah Omar, enfermé dans la certitude de détenir la volonté de dieu est-il l&apos;égal sexuel de la fille de ma concierge qui elle-même ne se pose plus la question de savoir si ses fesses ont ou non le droit à l&apos;air libre?

Nous le savons:



l&apos;égalité c&apos;est tout dans la tête






l&apos;égalité est une chimère inatteignable et c&apos;est d&apos;ailleurs peut-être mieux ainsi, tant l&apos;égalité de fait peut signifier sclérose ou Pol Pot.

Pourtant cette aspiration utopique idéale n&apos;est-elle pas la conséquence de ces périodiques prises de conscience qui nous rappellent que nous sommes ensemble, nous tous humains, étonnant résultat biologique doté d&apos;une incroyable aptitude au rêve?

Pour un pire (qui n&apos;est pas sûr) et pour un meileur (qui reste à venir) dans ce globe tournoyant sur lui-même?



L&apos;égalité a t&apos;elle de l&apos;avenir, si l&apos;avenir nous est égal, quand le présent est à échéance et le passé recomposé?

Y avait-y besoin de réécrire un billet si c&apos;est ça le résultat?

Peut-on se contenter d&apos;un monde dont un quart appartient à 2% de la population?





cadrer le monde

c&apos;est le raboter à l&apos;égal




N&apos;est-il pas humiliant d&apos;accepter (ou d&apos;arrêter) de penser dès lors qu&apos;ici on nous brandit le mot démocratie comme on brandit le mot dieu ailleurs?






</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/egal-rien"/>
		<id>http://leblase.net/news/egal-rien</id>
		<issued>2010-11-14T23:36:55Z</issued>
		<modified>2011-09-04T13:39:22Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: large;"><i><b>"Aux Barbies®™, il faut des barbus"</b></i></span>
<div style="text-align: right;"><b>Ben Laden</b>, <i>Lettre à Lady Gag</i>a</div>
<span style="font-size: large;"><i><b><br />
"Aux barbus™®, il faut des Barbies"</b></i></span>
<div style="text-align: right;"><b>Lady Gaga</b>, <i>letter to Benny</i></div>
<br />
<br />
La liberté consciencieusement surveillée par les services secrets, la fraternité dissoute dans le compte en banque, restait l'égalité. <br />
En 80 l'égalité était un combat, en 90 un slogan, en 2000 une utopie. <br />
On hésite encore à savoir si en 2010 ce n'est pas une insulte.<br />
<br />
En attendant, mon bras gauche n'est pas l'égal de mon droit, mon rez-de-chaussée l'égal de mon premier étage, ma limousine l'égale de ma berline.<br />
<br />
Ça fait drôle de réintégrer les pénates du shplouc,
<div style="text-align: center;"><img width="400" height="324" alt="" src="http://leblase.net/images/charentaises_de_mer_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>ce lieu où les héros s'affirment</b></i></span>.</div>
<br />
Un Haïtien qui aurait réchappé aux violences politiques ou au banditisme, aux tremblements de terre, à la noyade et au cholera et qui obtiendrait un micro-crédit (le truc le plus dynamique actuellement là-bas)<br />
<div style="text-align: center;"><img width="342" height="399" src="http://leblase.net/images/deputeump_t.jpg" alt="" /> <br />
<span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>sans yeux, sans bouche, sans oreilles</b></i></span><br />
&#160;</div>
<div style="text-align: left;">serait l'égal d'un député UMP obligé de lêcher les pompes de son président ou d'un ultragauchiste qui vend des légumes en Corrèze entre deux contrôles judiciaires, c'est-à-dire égal dans la soumission à un système mondial déshumanisé.</div>
Franchement non d'ailleurs on s'en tape.<br />
Le déplacement du centre du monde vers l'Asie (où, signe de suprématie, il y a toujours un prix Nobel en taule) ça c'est un sujet mais qui nous est égal, parce qu'on n'a plus l'impression de pouvoir peser sur qui ou quoique ce soit; parce que le mot du monde est une telle illusion face à ce que l'on ressent parfois en soi-même; parce que les matins blêmes se lisent sur de plus en plus de visages ici même en Europe.<br />
<br />
Un Pashtoune armé qui croit défendre sa religion dans son pays envahi de zygues blindés est-il l'égal d'un pioupiou surarmé qui croit défendre la liberté du Pashtoune?
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="261" src="http://leblase.net/images/egaldelautre_t.jpg" alt="" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>Qui veut être l'égal de l'autre, vraiment!<br />
</b></i></span></div>
Mollah Omar, enfermé dans la certitude de détenir la volonté de dieu est-il l'égal sexuel de la fille de ma concierge qui elle-même ne se pose plus la question de savoir si ses fesses ont ou non le droit à l'air libre?<br />
Nous le savons:
<div style="text-align: center;"><img width="336" height="400" alt="" src="http://leblase.net/images/sansegal_t.jpg" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(153, 51, 0);"><i><b>l'égalité c'est tout dans la tête<br />
</b></i></span></div>
l'égalité est une chimère inatteignable et c'est d'ailleurs peut-être mieux ainsi, tant l'égalité de fait peut signifier sclérose ou Pol Pot.<br />
Pourtant cette aspiration utopique idéale n'est-elle pas la conséquence de ces périodiques prises de conscience qui nous rappellent que nous sommes ensemble, nous tous humains, étonnant résultat biologique doté d'une incroyable aptitude au rêve?<br />
Pour un pire (qui n'est pas sûr) et pour un meileur (qui reste à venir) dans ce globe tournoyant sur lui-même?<br />
<br />
L'égalité a t'elle de l'avenir, si l'avenir nous est égal, quand le présent est à échéance et le passé recomposé?<br />
Y avait-y besoin de réécrire un billet si c'est ça le résultat?<br />
Peut-on se contenter d'un monde dont un quart appartient à 2% de la population?<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="186" src="http://leblase.net/images/panneaudumonde_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">cadrer le monde<br />
c'est le raboter à l'égal</span></i></b></div>
N'est-il pas humiliant d'accepter (ou d'arrêter) de penser dès lors qu'ici on nous brandit le mot démocratie comme on brandit le mot dieu ailleurs?<br />
<br />
<br />
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Ich binh ein zygeuner</title>
		<author>
		<name>leblase</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">

&quot;Depuis que je suis rentré de là où j&apos;étais, j&apos;ai très envie d&apos;être là où je serai.&quot;








Madé, Djalan-djalan, 1972






Un truc d&apos;air, probablement. 



C&apos;est que ça ne sent pas la rose à cet instant précis de notre histoire nationale, trouvez pas?



C&apos;était pendant les vacances d&apos;été, à la campagne.Je devais avoir 14 ans et j&apos;avais rejoint (en Mobylette, siouplait) mes copains à la fête au village. 

Les manèges et attractions, la pêche aux cadeaux, les auto-tamponneuses, les barbes à papa, les flonflons  n&apos;étaient pour la bande de petits jeunes que le prétexte à l&apos;éveil d&apos;une  opportunité amoureuse. 

Au stand de tir j&apos;alignai les records: cadeaux foireux genre peluches ignobles, vins mousseux, trucs idiots s&apos;accumulaient. Ma bande criait des hourras, Madeleine la soeur de mon pote Jean-Marie me faisait les yeux doux. Josyane, qui était une vieille de 17 ans, se frottait contre moi. 

Ma tête commençait à tourner, puceau et catho que j&apos;étais, soudainement troublé par les rondeurs et douceurs de ces filles. Imperturbable, semblable à une jeune Sofia Loren dans le film Boccace 70, la jeune gitane qui tenait le stand chargeait mon fusil, prenait des poses altières et me récompensait en primes-cadeaux.

Au soir tombé, j&apos;entrainai Madeleine un peu en-dehors et roulai ma première pelle. 

Dans les fourrés alentour mes copains nous épiaient, riant comme des crétins de nos âges. J&apos;enlaçai Madeleine pour un autre baiser comme au cinoche quand soudain la gitane du stand de tir surgît. 

Sans rien dire elle nous écarta l&apos;un de l&apos;autre et, me fixant droit dans les yeux, se mit à danser. 

Sa robe moirée virevoltait, reflétant les lumières du bal. Alors qu&apos;elle tournoyait sur elle-même, ses jambes révélées par le mouvement, mes amis puis des curieux s&apos;approchèrent. Nul ne parlait: les gens de la campagne, le fils de bonne famille que j&apos;étais, ma (nouvelle) petite copine, un ou deux forains, tous fixaient la magie, le charme de la tentation.

La fille dansait, dansait, tournait sur elle-même, me regardant toujours, sans sourire, son port de tête disant bien où était la noblesse.

Soudain, elle s&apos;arrêta.

Sans accorder la moindre attention à ce qui nous entourait elle alla droit sur moi, prit ma main et m&apos;entraîna hors du cercle, jusqu&apos;à une caravane.




Depuis, si pour tout le monde les nomades ne font que passer, je sais que pour le gitan les gadjo ne sont que les occupants intermittents d&apos;un décor qui défile.









En 2005,6,7 l&apos;odeur de racaille heureusement lavable au Karcher® venait de la jeunesse des cités, désignée débile, violente, malhonnête, inculte, sans emplois, non-intégrée bien que parfois intégriste, et pas contente.

Mais faut varier.

Aujourd&apos;hui donc c&apos;est les Roms (dîtes à un Roumain qu&apos;il est gitan et il vous crache à la gueule), qui seraient à la fois des Roumains, des Romanichels et des &quot;gens  du voyage&quot; (terme de chiotte, mais si on dit Tzygane ça renvoit à, heu... Bon, les Allemands disent Zigeuner, et le disaient déjà en 1940).

Ces Bohémiens sans emplois, mendiants, exploiteurs d&apos;enfants qui saignent notre Sainte Sécu et nos allocs tout en roulant dans des caisses de luxe, de préférence allemandes nous précise Brice le Moite toujours serviable. 

Nos édiles élues en difficulté sur leurs plans de  carrière ont sorti le vieux truc: bannir les faibles,  pauvres, pas d&apos;ici, non-intégrés et persécutés chez eux .

Vaporiser  le parfum épurateur des charters sur ces gens qui ne se  lavent pas dans les salles de bains qu&apos;ils n&apos;ont pas, n&apos;envoient pas  leurs gamins à l&apos;école qui ne veut pas d&apos;eux puisqu&apos;ils n&apos;ont pas le droit de rester, et ne bossent pas dans les  entreprises qui les refusent.



Ces gens puent l&apos;Autre.

Or l&apos;Autre a ce parfum insupportable: la senteur dégeu du dehors. 





Donc le Rom, pour aujourd&apos;hui.



Peut-on grandir assis?




Peu de mal législatif supplémentaire leur sera fait ici, mais le vrai mal est ailleurs: il est dans la parole de haine ostraciste désormais officialisée par les déclarations des loubards qui nous gouvernent, eux-mêmes parfaitement intégrés mais persuadés de ne pas refouler des aisselles.



Un discours puant qui se répand hélas dans presque toute l&apos;Europe, au même moment. 



Les nomades sont-ils malhonnêtes, et les sédentaires des références de probité?

Comment ceux qui vivent sur la route ont-ils réussi à survivre malgré la méfiance voire la haine qu&apos;ils suscitent?

Pouvons-nous admettre que la notion de nationalité soit floue pour celui qui fait tourner la Terre, vaseuse pour celui qui pense que l&apos;individu a encore droit à l&apos;existence, irréelle pour l&apos;astronome?

leblase va t&apos;il continuer à vous infliger ses mémoires?

N&apos;est-il pas possible à certains de comprendre qu&apos;il est des peuples qui meurent s&apos;ils prennent place?

Franc-tireur n&apos;est-il pas un plus joli mot que sniper?

Avez-vous déjà gagné un lapin en fourrure synthétique bleue?


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://leblase.net/news/ich-binh-ein-zygeuner"/>
		<id>http://leblase.net/news/ich-binh-ein-zygeuner</id>
		<issued>2010-09-09T20:59:15Z</issued>
		<modified>2011-10-06T09:53:46Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://leblase.net"><![CDATA[<span style="font-size: medium;"><i><b><br />
"Depuis que je suis rentré de là où j'étais, j'ai très envie d'être là où je serai."<br />
</b><span style="font-size: small;"><b><br />
</b></span></i></span>
<div style="text-align: right;"><span style="font-size: small;">Madé, <i>Djalan-djalan</i>, 1972</span></div>
<br />
Un truc d'air, probablement. <br />
<br />
C'est que ça ne sent pas la rose à cet instant précis de notre histoire nationale, trouvez pas?<br />
<br />
C'était pendant les vacances d'été, à la campagne.Je devais avoir 14 ans et j'avais rejoint <i>(en Mobylette, siouplait</i>) mes copains à la fête au village. <br />
Les manèges et attractions, la pêche aux cadeaux, les auto-tamponneuses, les barbes à papa, les flonflons  n'étaient pour la bande de petits jeunes que le prétexte à l'éveil d'une  opportunité amoureuse. <br />
Au stand de tir j'alignai les records: cadeaux foireux genre peluches ignobles, vins mousseux, trucs idiots s'accumulaient. Ma bande criait des hourras, Madeleine la soeur de mon pote Jean-Marie me faisait les yeux doux. Josyane, qui était une vieille de 17 ans, se frottait contre moi. <br />
Ma tête commençait à tourner, puceau et catho que j'étais, soudainement troublé par les rondeurs et douceurs de ces filles. Imperturbable, semblable à une jeune Sofia Loren dans le film <i>Boccace 70</i>, la jeune gitane qui tenait le stand chargeait mon fusil, prenait des poses altières et me récompensait en primes-cadeaux.<br />
Au soir tombé, j'entrainai Madeleine un peu en-dehors et roulai ma première pelle. <br />
Dans les fourrés alentour mes copains nous épiaient, riant comme des crétins de nos âges. J'enlaçai Madeleine pour un autre baiser comme au cinoche quand soudain la gitane du stand de tir surgît. <br />
Sans rien dire elle nous écarta l'un de l'autre et, me fixant droit dans les yeux, se mit à danser. <br />
Sa robe moirée virevoltait, reflétant les lumières du bal. Alors qu'elle tournoyait sur elle-même, ses jambes révélées par le mouvement, mes amis puis des curieux s'approchèrent. Nul ne parlait: les gens de la campagne, le fils de bonne famille que j'étais, ma (nouvelle) petite copine, un ou deux forains, tous fixaient la magie, le charme de la tentation.<br />
La fille dansait, dansait, tournait sur elle-même, me regardant toujours, sans sourire, son port de tête disant bien où était la noblesse.<br />
Soudain, elle s'arrêta.<br />
Sans accorder la moindre attention à ce qui nous entourait elle alla droit sur moi, prit ma main et m'entraîna hors du cercle, jusqu'à une caravane.<br />
<div style="text-align: center;"><img width="399" height="283" alt="" src="http://leblase.net/images/flonflons_t.jpg" /></div>
Depuis, si pour tout le monde les nomades ne font que passer, je sais que pour le gitan les gadjo ne sont que les occupants intermittents d'un décor qui défile.<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
En 2005,6,7 l'odeur de racaille heureusement lavable au Karcher® venait de la jeunesse des cités, désignée débile, violente, malhonnête, inculte, sans emplois, non-intégrée bien que parfois intégriste, et pas contente.<br />
Mais faut varier.<br />
Aujourd'hui donc c'est les Roms (dîtes à un Roumain qu'il est gitan et il vous crache à la gueule), qui seraient à la fois des Roumains, des Romanichels et des "gens  du voyage" (terme de chiotte, mais si on dit Tzygane ça renvoit à, heu... Bon, les Allemands disent <i>Zigeuner</i>, et le disaient déjà en 1940).<br />
Ces Bohémiens sans emplois, mendiants, exploiteurs d'enfants qui saignent notre Sainte Sécu et nos allocs tout en roulant dans des caisses de luxe, de préférence allemandes nous précise Brice le Moite toujours serviable. <br />
Nos édiles élues en difficulté sur leurs plans de  carrière ont sorti le vieux truc: bannir les faibles,  pauvres, pas d'ici, non-intégrés et persécutés chez eux&#160;.<br />
Vaporiser&#160; le parfum épurateur des charters sur ces gens qui ne se  lavent pas dans les salles de bains qu'ils n'ont pas, n'envoient pas  leurs gamins à l'école qui ne veut pas d'eux puisqu'ils n'ont pas le droit de rester, et ne bossent pas dans les  entreprises qui les refusent.<br />
<br />
Ces gens puent l'Autre.<br />
Or l'Autre a ce parfum insupportable: la senteur dégeu du dehors. <br />
<br />
<br />
Donc le Rom, pour aujourd'hui.<br />
<div style="text-align: center;"><img width="338" height="400" src="http://leblase.net/images/grandirassis_t.jpg" alt="" /><br />
<b><i><span style="color: rgb(153, 51, 0);">Peut-on grandir assis?</span></i></b></div>
Peu de mal législatif supplémentaire leur sera fait ici, mais le vrai mal est ailleurs: il est dans la parole de haine ostraciste désormais officialisée par les déclarations des loubards qui nous gouvernent, eux-mêmes parfaitement intégrés mais persuadés de ne pas refouler des aisselles.<br />
<br />
Un discours puant qui se répand hélas dans presque toute l'Europe, au même moment. <br />
<br />
Les nomades sont-ils malhonnêtes, et les sédentaires des références de probité?<br />
Comment ceux qui vivent sur la route ont-ils réussi à survivre malgré la méfiance voire la haine qu'ils suscitent?<br />
Pouvons-nous admettre que la notion de nationalité soit floue pour celui qui fait tourner la Terre, vaseuse pour celui qui pense que l'individu a encore droit à l'existence, irréelle pour l'astronome?<br />
leblase va t'il continuer à vous infliger ses mémoires?<br />
N'est-il pas possible à certains de comprendre qu'il est des peuples qui meurent s'ils <i>prennent</i> place?<br />
Franc-tireur n'est-il pas un plus joli mot que sniper?<br />
Avez-vous déjà gagné un lapin en fourrure synthétique bleue?<br />
<br />]]></content>
	</entry>

</feed>
