Version imprimable A l'air libre

du gaz à tous les étages

"Toute la nuit j'envisageai le pire.
Il n'est pas mort: je ne sais que lui dire"

Saya



Sans avoir l'air de l'air

Le langage crée et va dans tous les sens. Le titre de ce billet, par exemple. Mais le sens des choses ne vit-il pas plus en nous qu'en un standard universel?
Déclarée d'intérêt public, l'Institution leblase se devait d'apporter son grain de sel iodé à ces quelques mots lourds de bavures sémantiques.

A l'air libre...
Ouais, nous semblons libres: vivant dans ce qui s'appelle une démocracie qui nous permet de voter pour les gens qui rédigeront les textes amoindrissant nos espaces d'activités, de pensée, de discours, de moeurs et d'échanges (notamment par Internet, comme deux évènements récents apparemment sans liens mais qui vont mettre nos fichiers perso dans la boîte flic et la boîte adjudant:
  • le renforcement du budget de la Défense en faveur de la cyberattaque
  • le projet de loi anti-piratage des disques tel celui de la femme du Président, dont les airs à la guitare devraient remplir des bacs.
Nous donc, qui avons l'air libres,
croyons n'avoir rien de commun avec les 2,7 millions de gens en taule aux USA, pays extrêmement démocratique, et ne concluons rien de ce qu'un referendum refusé par une population soit d'avance nié par les chefs d'Etat de l'UE qui ne manquent pas d'air.

A l'air libre...
L'air serait donc libre, mais cela en fait-il un gaz gratuit, alors que respirer l'air d'un pays (prenons la France) implique d'avoir le droit de mettre les pieds sur le sol placé directement en dessous? L'air serait dégagé d'éléments extérieurs à sa composition originelle (h²o?)? L'air serait-il libre de foutre le camp de la planète et d'aller se poser autour de la lune, de Mars ou de Proserpine?

A l'air libre
Libre de respirer: ce qui semble aller de soi pour tout un chacun qui inspire et expire l'air dans ses poumons
devient angoissant
pour le barbu de Guantanamo à qui l'on fait visiter la baignoire,
l'asthmatique, le tubard d'Afrique ou le zygue à moitié poumonné qui ne respire que de l'air en boîte.
Je mentionne même pas les sous-mariniers en panne de fuel au fond de l'océan.

Les pets de vaches et les pots de camions, résultantes de nos choix de vie troublent-ils déjà notre lucidité au point où nous ne saurions plus aller contre le vent?
Donc, de l'avant?
Le souffle manque-t'il tant au shplouc désormais qu'il faille envisager de le placer en couveuse?

Pourquoi parler d'air aujourd'hui et pas d'aire hier ou d'ère ailleurs?


Version imprimable Quitter tout qui t'es

ça va pas de soi de revenir à soi

"Toi qui arrives, il t'a fallu partir"

Formule d'accueil Rom

Aujourd'hui le Professeur leblase, arraché à sa maison de retraite, nous entretient d'un sujet qui touche à l'extraordinaire aventure de la vie, et sans laquelle rien n'est rien, finalement si j'ose dire:
le départ.
"S'il est certain, nous dit cet excellent observateur des multivers habités, que sans partir on n'arrive nulle part, il est profondément vrai que même sans partir il ne reste rien.


sur la coquille de noix de nos certitudes
Une fois les chromosomes réunis en un être unique, celui-ci n'a de cesse d'obtenir au plus vite l'autonomie nécessaire à sa survie. En clair: quitter manman.
De l'araignée jusqu'au Français moyen en passant par la gazelle, il n'y a pas d'autre voie que celle du départ sans cesse renouvelé.
Hors de la matrice puis du logis familial, du terrain arasé au vert paturage, le vivant doit perpétuellement s'arracher au domaine arpenté pour acquérir la connaissance.
Il s'agît certes souvent de ne quitter qu'un tas de boue pour un autre, un ver pour une chenille.
L'humain va plus loin, fait plus dense et sophistiqué, plus complexe et dangereux. Sa capacité à imaginer l'inconnu engendre tant de choses que l'angoisse paralysante domine plus souvent l'excitation d'apprendre, que le contraire.


Partir pour où, et partir comment?

Celui qui croit être arrivé n'est finalement qu'un parvenu.
Obsessionnel du contrôle l'être social tolère rarement le nomadisme coutumier, social, amoureux, intellectuel, spirituel, politique ou même artistique.
Il vit mal qu'on puisse se livrer à la transformation.
Le mouvement de l'un renvoit à l'autre l'image de son immobilité et le prive de la projection qu'il en avait.
Car cette radicale affaire du départ demeure pleine d'un mystère qu'il ne faut pas dévoiler.
Or, on n'a rien quitté tant qu'on n'a pas renoncé à soi-même" conclut le Professeur leblase en entendant l'heure du dîner annoncée dans la résidence.

Ne pas être un passager de paccotille dans sa propre odyssée

Ce court entretien avec un tel puits de science pose t'il plus de questions qu'il n'en résoud?
D'ailleurs, en résoud-il?(en pose t'il)
A quand remonte votre dernier sentiment de départ?
Dieu qui est éternel donc âgé, vit-il dans la même résidence que leblase?
Eprouvez-vous de la compassion ou de l'admiration pour les (im)migrants?
Depuis que vous lisez ce blog, avez-vous l'impression de moins transpirer sous les bras?
Savez-vous combien de concepts, de lieux et de gens vous auriez dû quitter mais avez renoncé à le faire?


Pensez-vous que seul un tremblement de terre peut nous ouvrir le ciel?




Version imprimable Moitié vide

Mais gras double

"Plein de vide il avance.
  Plein.Vers le vide.
 Rien me devient une présence
 Rien n'est vide"

Jéroboam, Reims, 2002
 
Les jours sont comme les êtres, ils passent.
Depuis le point de vue du monde dont chacun se croit le centre on a l'impression de vivre des séances ou séquences: le jour vient, le jour est, le jour s'en va.
L'autre apparaît, l'autre accompagne, l'autre s'en va.
Manquerait plus que les trottoirs roulent

Manquerait plus que le rideau ne tombe

Alors que n'importe quel yogi à deux roupies vous soufflera entre deux Om que l'autre tout aussi illusoire que vous-même continue de vivre son déroulement même en votre absence.
Alors que n'importe quel astrophysicien à deux téléscopes vous dira entre deux corps célestes que le jour est permanent tant que l'astre vit (et encore: quand il meurt il diffuse longtemps encore une lumière supernovaïque: donc c'est le jour d'un autre, ou un autre jour).

Après tout on n'est pas au théâtre avec une entrée côté jardin et une autre côté cour.

C'est juste que nous avons du mal avec la continuité.
C'est juste que nous n'intégrons pas naturellement la réalité de l'hors de nous, même si intellectuellement, s'pas, on peut vous mettre du Balladur Baudrillard au dîner.
Dès qu'il fait nuit nous pensons que le jour n'est plus

Nous avons du mal avec la continuité, et avec la permanence.
Est-ce parce que, pour sécréter une substance indispensable au cerveau, il nous faut dormir et passer sur une autre sphère du vivant?
Est-ce parce nous entretenons l'illusion d'un certain contrôle dans l'état éveillé que nous accordons à celui-ci plus de crédit qu'à l'état du rêve?
Toujours est-il que dans nos limitations il en est du jour comme il en est de l'autre (allez, l'Autre).
Près de nous l'Autre semble plein de vie et susceptible de nous confronter (ou nous offrir) perpétuellement cette surprise merveilleuse et parfois douloureuse d'une énergie renouvelée, dissemblable, inattendue, vierge et parfois complémentaire.
Hors de notre vue (ouïe, toucher, odorat) l'Autre devient un fantasme: nous l'imaginons vaquant à telle ou telle méandre vitale, presque comme un bruit de fond, soudainement et automatiquement surchargé d'irréel jusqu'à sa prochaine (ré)apparition...

La Nature a peur de la peur de la Nature

Croyez-vous toujours que le plein contient?
Que le vide éjecte?
On en tient une couche, non?
Que le silence dort?
Que leblase a pris ses cachets?
Les absent(e)s ne sont-ilelles pas en nous?
Les absent(e)s ne sont-ilelles pas nous?

 


Version imprimable épris du pain

épandre un prix

"Pour accéder à la richesse il faut soit augmenter les pauvres,
  soit augmenter leur nombre"

G-L.Obal$,
700 19th Street, N.W., Washington, D.C. 20431

Il y a près d'un an, le shplouc publia un billet sur les faux mérites écologiques du biodiesel en dénonçant la montée du prix de la tortilla au Mexique qui se dessinait alors.
Quelques ami(e)s écolos furent déçu(e)s que je ne prenne pas le parti de l'essence verte. Au mieux, ça en avait fait rigoler.

je crois qu'on a parlé des barrages à l'amour
 
Il y a six mois le cabinet Alphonse leblase indiqua que plusieurs fonds spéculatifs (et même souverains), dépités par la crise des hypothèques et la glissade des produits dérivés, se jetaient sur différentes matières premières: l'or pour les neuneux; l'argent, cuivre et pétrole pour les cousins des neuneux, etc.
Un mois plus tard, leblasepointnet annonça que le nouveau moyen pour les riches de faire payer de nouveaux pauvres se ferait par le fond du fond: le ventre.
Depuis ce court laps de temps le blé a pris plus de 80%, le maïs et le riz la moitié de ça (et encore ça dépend où) . Plus les prix montent et moins les fonds voudront vendre, ce qui accroit la rareté de la nourriture de base des plus miséreux.
Y a de la bouffe mais les pauvres la mangeront quand elle sera plus chère.

Les pays de l'Ouest de l'Afrique, par exemple, voyant au début de l'année que le riz avait augmenté, parièrent sur un coup de chaud provisoire et repoussèrent leurs achats (on mange pas que des bananes en Afrique, mais beaucoup de riz, même sans baguette baguettes): aujourd'hui ils se retrouvent dans une situation grave. En plus ceux qui n'ont rien à manger passent par la case émeutes avant la case crève de faim.
Là-dessus vous vous dîtes:
C'est triste mais en ce moment vaut mieux libérer le Tibet, et puis c'est pas comme s'il n'y avait rien: y a le FMI (Fonds Monétaire International, pour ceux qui auraient raté l'épisode comment empêcher l'Amérique du Sud d'émerger).
Sauf que justement le FMI voyait dans la crise des subprime (en Français: prêts hasardeux sur hypothèques douteuses) un moyen pour remplir ses caisses.
Parce que le FMI est un Fond. Un fond fait du fric.
Bref le FMI ne va pas nourrir des Africains, surtout que d'après son boss, c'est une crise provisoire, faut pas déconner. Tandis que ce qui se passe aux USA et bientôt (oui, bientôt chez vous!) en Europe, ce serait une crise systémique, qu'y dit DSK.

A se demander si le faux leblase n'aurait pas un faux
Les banques risqueraient d'avoir des problèmes, perspective qui fait souffrir tout économiste. Le FMI ne veut pas souffrir, donc le FMI au lieu d'aller au secours des mangequedalle, va financer les jeplacedufric.
Avec l'argent donné par les Etats (et vos taxes).
2008 sera t'elle l'année de la faim en HD?
Peut-on utiliser Youtube pour visionner la famine?
Dans quel ordre alimenteriez-vous:
  1. les cochons de batterie
  2. les voitures écolos
  3. les gens de base
Ce blog est-il alimentaire?
leblase doit-il ouvrir:
  • une banque?
  • une ferme?
  • un garage?


Version imprimable L'ère de rien

T'as d'beaux oeufs tu sais?

"Le Mandat céleste est la nature foncière"

Confucius,L'invariable Milieu

Si pleins de nous-mêmes et si fragmentés à la fois nous ambulons à travers la foule des autres fausses unicités que sont nos dissemblables pareils, humains
jusqu'à ne plus savoir où chacun commence et où chacun finit.

La réflexion que je me fais sur un aspect du monde me vient moins d'une source pure et intégrale qui serait tapie quelque part en moi que des échanges reçus et distribués provenant de mes lectures, de mes conversations, des oeuvres d'art qui me confrontent à ce vide commun séparé de nos absences à nous-mêmes.
L'idée que je formule un jour et qui forme le point de départ d'un projet, l'émotion que je ressens à la création permanente et multiple du monde, le chavirement où me pousse l'interprétation d'un pianiste déroulant l'oeuvre d'un maître: tout celà vient-il de moi, demeure- t'il en moi?
Impossible si l'on admet que l'idée est constituée de la synthèse des recherches, besoins, points de vue sans cesse brassés à mon passage.
Impossible: on reconnaît l'autre même chez le maître ( Beethoven par exemple qui inspira tant Schubert, Liszt et d'autres, s'élança sur la vague finissante de la rivalité de Mozart et Haydn, eux-mêmes successeurs du discours sur le monde formulé par Bach, Haendel et les autres compagnons de la chanson: la musique de l'un est un maillon )
Un homme un jour en Asie m'a dit que les humains avaient tous en commun leur iris, et que le noir de cet iris était l'espace universel.

Ne devrait-on pas nous avertir
"DANGER:VOYANTS"?

La faiblesse de notre comprenette nous empêcherait de réaliser que ce noir profond est un tout, perché sur un microcosme que serait le réel, percé par ces petits trous noirs du noir de nos yeux parfois noirs.
Hors de la dimension du monde, nous ne serions donc qu'une continuité.
In
la dimension de ce monde, nous serions dispersés aux autres comme à nous-mêmes, déchirés et déchirants dans le seul but de maintenir cette séparation que nous appelons identité, ou différence.

La perception que nous avons de l'individualité constituerait-elle la plus grande illusion?
Y a t'il vraiment un monde autour du monde?
Faut-il vraiment deux semaines pour pondre un pareil billet, abscons au possible?
Savez-vous que près de 350 planètes comportant à peu près les mêmes rapports qualité/prix chaleur/distance à l'astre/gaz/dimensions ont été répertoriés, et où vivent peut-être un tas de mecs verts à antennes?
Le fait que les jeunes vieillissent plus vite explique t'il que les vieux meurent plus lentement?


Version imprimable Le Temps est petit

la main sur le bas de tes freins

"Nous croyons que leTemps passe,
mais c'est l'eau qui s'écoule"

Dicton Mapuche

L'autre jour je ne sais plus qui nous disait que les jeunes considèrent le mail comme un truc de vieux... et qu'ils ne s'en servent que dans leur rapport avec des vieux (dire que le mail n'a pas 20 ans)... En dessous d'un certain âge on se SMS plus souvent qu'on ne se parle au téléphone sans fil..
Mes vieux à moi ne savent pas utiliser l'interface ni d'un PC ni d'un téléphone mobile: juste le clavier. Leurs contemporains se contentent de la voix ou du stylo.
Aujourd'hui le magazine Forbes nous apprend que la fréquentation des réseaux sociaux est en baisse en europe: c'est la première fois que celà arrive à ce genre de réseaux.
Le sens circule

Il y a comme une eau d'heure qui traîne..
Un jeune homme me demandait en regardant une image de Bush téléphonant depuis son bureau, pourquoi le président américain avait un vieux truc à fil genre "carrément avant la 2ème guerre mondiale!"...
Les blogs dont on parlait comme d'une révolution du transport de contenu il y a quatre ans ont aujourdhui atteint une vitesse de croisière et doivent désormais remplir une fonction spécialisée, à moins de s'arrêter.
Pour beaucoup, le métro c'est ce qui donne un fond sonore qui pousse à augmenter le son du baladeur, l'extérieur c'est ce qui ressemble plus ou moins à l'écran de mon GPS.
Dans le même temps où les générations emploient différentes technologies de communication, elles emploient une même technologie à différents desseins.
Les gens qui lisent Forbes (j'y reviens, voyez) seront heureux d'apprendre que la majorité des gens qui se mettent sur un truc comme Facebook sont des gens à revenus modestes. Idem pour ceux qui cliquent sur les GoogleAdds (ce qui n'est pas bon pour les actions Guugule qui traînent dans mon portefeuille), idem pour ceux qui cliquent sur les pubes animées ou ceux qui cliquent sur les pop-up.


A quoi sert ce qui a servi?
A l'inverse on a créé le Wii au départ pour les enfants, mais voilà qu'il se développe chez les sportifs, dans les maisons de retraite et même dans l'entraînement des Forces Spéciales.
L'Iphone, créé au départ pour être un téléphone devient surtout une ergonomie en attente d'usage.
A une époque et dans un pays où il est normal que toute femme passe une mammographie; qu'elle subisse x échographies en cas de grossesse; une époque où les hommes à partir d'un certain âge se voient enfoncer une caméra robot qui leur visualise le dedans et le nettoie comme un vulgaire débouche-chiottes, je me demande encore comment on peut se croire de la même espèce que mon arrière grande-tante.
Alors à quoi rime ce billet?
S'agît-il d'une des nombreuses (entre 15 et 2063) incursions de ce site vers la technologie?
S'adapter à son époque,
est-ce simplement s'adapter aux machines de l'époque?
Savez-vous que Bush utilise un téléphone à fil pour empêcher Poutine de prendre des notes?
Pourquoi leblase est-il d'aujourd'hui?
Réalisez-vous que les riches ont de plus en plus de mal à de plus en plus pressurer les pauvres encore plus, faute de les comprendre et que pour celà ils sont obligés de créer un modèle de pauvres afin que ceux-ci s'y conforment?
Avez-vous compté le nombre de maladies ou d'accidents que vous avez eus simplement parce que les machines vous obligent à vous adapter à elles, au lieu du contraire?
Vous trouvez ça pratique?
Le flux est-il interrompu, qui va de l'un à l'une?


Version imprimable La femme est-elle Net?

et le diamant l'est-il?

« L’Homme ne descend pas du singe, mais de la femme »

Carla Darwin, Champs-Elysées-Clemenceau, ligne 1

 Sans compter les MyFace, près de 100 millions de gens se jettent chaque année sur les sites de rencontres genre match.com, MSN Dating, Meetic, Yahoo personnals, etc,  afin de trouver l’âme, la soeur ou l’âme sœur ou l'âme de ma soeur..
Un échangisme relationnel apparemment très lucratif, surtout aux USA et au Japon pour un tas de raisons socioculturelles comme on dit quand on est dans le flou.
Meetic, site français étant celui où les gens passent le plus de temps, les patrons amerlocks de Match.com ont décidé de booster leur affaire dans le pays du Président de sa femme (on y reviendra).
Et pour ça, qu’ont-ils trouvé ?
Entrée gratos pour les filles, un peu comme dans les bals populaires à la campagne, où seuls les mecs payaient.
La participation féminine passa de 40 à 55% sans que celle des hommes ne baisse..

Dieu, que la campagne est belle

Sur le Net comme sur le sol la femme, objet de toutes les convoitises et sujette à toutes les friandises semble être également le centre de toutes les incompréhensions (y compris d’elles-mêmes, comme d’hab’).
Qu’il me soit permis d’étayer mon propos (c’est quoi mon propos ?) de deux anecdotes aussi émouvantes qu’illuminantes.
1/Un magazine français très connu me demanda il y a quelques années de reprendre et tout changer à sa version en ligne. S’ensuivit une réunion de tous les grands chefs. Je m’étonnai à voix haute  intelligible de ce qu’aucune femme n’était présente. On me répondit que d’une part c’était comme ça dans la version papier et que d’autre part les internautes étaient surtout des mecs.


Il fait si bon prendre l'air

2/Lorsque je me suis dis allez leblase fais donc un blog perso, (à l’époque moi leblase faisais des trucs sur le Net de nature politicoscientificoexrimentheà l'eau..) l'idée de n’avoir que des commentateurs et pas de commentatrices ou si peu me..gonflait.
Pour des raisons strictement personnelles mais qui ont une influence sur le sort de cette planète, je ne tenais pas à un site entre mecs, dans lesquels les gars se grattent  en répétant ce qu’ils ont lu dans les journaux ou vu à la télé comme ici, ou (oh les liens marchent pas?), et j’en avais causé dans un ou deux blogs. Je voulais qu’il y ait au moins UNE commentatrice ondulante.


car je suis ainsi fait que je perçois l’ondulation en ligne.

 Pourtant, et  comme Tilly à tour de bras ou un certain comité dans une fondation pourraient le prouver, l’épistémologie du Net paraît avoir été prise en main par des femmes.
Alors, pour en revenir aux sites de rencontres: l’augmentation de la participation féminine sur les sites gratuits veut-il dire que les femmes sont radins? Pauvres? Que leurs maris épluchent les comptes rendus de leurs CB (Cartes Bleues)?
leblase devrait-il proposer une version gratuite afin d'augmenter le taux de participation féminine shplouquienne ?
Les femmes pensent-elles que l'Internet conduit à la délation qui conduit aux camps de concentration?


Trouvez-vous le titre et le billet vraiment racoleurs ?

 Cette participation féminine explique t’elle le faible nombre de connexions à leblasepointnet en provenance de monastères, madrassas, temples bouddhistes et casernes militaires ?
Depuis que Jean-Paul II est mort, le Vatican zyeuxmuette moins le shplouc: croyez-vous que Benoît ne sache pas se servir d’Internet ?
Hmm ?
J'aimais bien Henri Salvador


Version imprimable le Gloups Globalo-Potent

Simple comme bonjour

"Le Sage est au moins aussi unique qu'un autre"

Raoul Higan, Dublin, 1831


Parlons un peu de nous.
Qui est nous? Vu d'ici, c'est vous et moi. Vous c'est quoi? C'est d'abord chaque toi.
C'est aussi un composé de commentateurtrices, de zyeuxmuets, de robots, de clicks par erreur.
Moi c'est quoi? Un faux, mais moi.
Ce nous s'exerce sur le shplouc. L'infrastructure initiale ne permettait plus (vu mon incompétence chteumeulienne) de faire face à d'éventuels nouveaux engagements.
Or voila que Mitra et OlivierMG (gonze doué sévissant sur viabloga) ont créé un modèle souple et évolutif, que j'ai adopté.
Mais...le shplouc étant ce qu'il est c'est-à-dire d'abord fait de ce qu'on y donne de soi, comme un théâtre dont les spectateurs sont aussi les dramaturges, actrices ou caissières (et dont je serai la placeuse),  le contenant devait comme avant s'effacer au profit du contenu.
Ce qui impliquait un chantier, entreprise délicate


et pas sans danger.

Mitra personnalisa le modèle pour cadrer avec mes tergiversations. Laseine roi du flash et diaporisateur émérite me fabriqua le moyen de nourrir le hérisson. Merci à deux trois zozodicis qui zozofièrent aussi.

Comme d'hab' tout ceci n'est rien si on n'en fait pas quelque chose comme disait machin.
A quoi peut bien encore servir un blog gratuit  à une époque où les internautes se retranchent derrière les murailles de Sam'Suffit virtuels offerts par les technologies web deux, trois, quatre, douze zéros?
 
Internet devenu marchand doit parquer le chaland dans un espace vers lequel  concentrer toutes les données de clientélisme et de surveillance nécessaires, donc de meilleurs outils à profils: Facebook par exemple, tout en laissant à l'abonné la possibilité de croire encore que l'on s'adresse à lui: Myspace par exemple.
Fragmentés en blocs à la fois mous, cloisonnés et rigides, ces petits cubes dans lesquels le taulier comme le visiteur est aspiré mais d'où il devient difficile de ressortir sans laisser de traces ces modèles ne sont-ils pas en train de préparer le monde idéal?
Tout un chacun pouvant, grâce à des technologies toujours plus aisées insérer un tas de mini-appli, de sons et d'images pour décorer en trois clicks son petit logis en ligne dans une apparente souplesse, ne se retrouve t'on pas dans une autre dimension, comme la ménagère des années cinquante devant la machine à laver?

Non pas plongé dans le virtuel mais dans la virtualisation de soi?


Myfacenetspacebookvibes, une surface de trous?

Hymne perpétuel à l'auto-idolâtrie comme le furent et le sont encore si souvent les blogs (Ahhh, leblase, leuublaaase, lebbbla, leb, blase, le!) ces châssis internet offrent une étrange façon de s'acoquiner en une connivence synthétique concentrique.
Ces enclos envahis de publicité quasi invisible proposent des pôles d'attraction sur soi, cases intimes où grouillerait quelque genèse authentique de vie partagée.
L'on aboutirait hélas plus souvent à des cul-de-sac résumant au visiteur un contenu d'humain plus ou moins modélisé par catégories (professionnels esseulés, ménagères désespérées, PDG de banque perdant des milliards, ados aux hormones, compositeurs extrêmement lambda, seniors rois de la Wii, reliés-relatifs en quête de miroirs) où se retrouvent à peu près tous les comptes, services et relations in et hors Toile de ce qu'on appelle désormais des utilisateurs.
Car voici une véritable trouvaille sémantique: nous laissant croire que nous sommes acteurs de nos vies de la même façon que nous nous croyons électeurs du Grand Chef, ou que nous croyons avoir besoin de ce dont on nous donne l'envie, nous sommes maintenant désignés non plus par les termes ringards de gens, foule, clients, personnes ou untels.
Non, nous sommes des utilisateurs.
Chacune de nos actions d'utilisateur est d'ailleurs quasi-irrémédiable: essayez d'effacer les informations personnelles que vous avez déposées dans ces alvéoles.
L'individu ainsi livré au Gloups Globalo-Potent, sorte de Grand Scanner Eternel, qu'adviendra t'il de la volatilité et de l'impermanence de l'être?



Distincts ou distants?
Ce Web aujourd'hui nécessaire sinon indispensable à la construction d'infrastructures vitales pour sortir les damnés de la Terre de ladite damnation, présente paradoxalement au même moment dans les domaines ludiques, culturels, pédagogiques des sociétés encrassées comme la nôtre, une potentialité à peu près aussi annihilante du soi que la télévision ou la lecture de Paris-Match, ce qui ne manque pas de sel.
 
L'indéniable avancée technologique que subit la Toile depuis deux ans accentue aussi ce qui n'a cessé de rendre le net si étrange: nous éloigner les uns des autres aussi irrémédiablement qu'il nous met en contact.

Les pseudo réseaux sociaux scindent-t'ils ou brassent-t'ils le réel?
Pensez-vous que ces nouveaux HLM en ligne rapprochent la femme de l'homme, le vieux jeton de la blanche oiselle, le terroriste du terrorisé?
Avez-vous des suggestions pour améliorer le shplouc?
Si mon prochain est comme moi, est-il moins ou plus lui que moi lui?
L'Internet est-il encore utile à l'humain, et inversement?
Influe t'il sur la différence entre celuicelle qui croit ce qu'ilelle voit et celuicelle qui croit ce qu'ilelle vit?

L'individu, âme errante et par essence solitaire.. Où est la jouissance?


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